Du bon usage de l’enguelade…
août 29, 2007 — delaroze
Avec le recul, et dans mon introspection perso (genre triturage de crâne pour comprendre le pourquoi du comment je le quitte), en 9 ans, G. et moi ne sommes pas enguelés… A chaque moment de conflit, il y avait un désarmorçage immédiat, comme “attends, je me pose, je t’écoutes, qu’est ce qui va pas?”)…
Bon, vous me direz, les couples qui s’engueulent tout le temps, ça donne envie à personne… mais quand y a jamais un mot plus haut que l’autre, ou quand les excuses sont formulées au moment même où pointe l’exaspération de la vie à deux… il en résulte une espèce de statut quo permanent!!!
En fait, je me demande si il ne faut pas quand même un espace, une sorte de ring où le couple en vient à se balancer de temps en temps des petites saloperies qui font du bien une fois qu’elles sortent… juste histoire de recadrer les choses et sortir toute cette tension ! Parce que personne n’est parfait…
Alors y-a-t-il un bon usage de la dispute?
août 30, 2007 à 11:08
L’essentiel c’est le dialogue non? Le problème est que le dialogue suppose aussi l’écoute. Et l’engueulade est souvent le seul moyen de dialoguer (avec ecoute) quand ca ne va pas.
août 30, 2007 à 11:34
oui certainement, disons que ce n’est pas parce qu’il y a discussion calme qu’il y a forcément dialogue. Comme tu te mets en position de compréhension, tu n’es pas forcément dans l’affirmation de soi… c’est peut-être une façon habile de fuir le conflit…
août 30, 2007 à 1:40
Dans ma relation d’aujourd’hui il n’y a pas d’engueulade mais ce n’est pas pour cela que nous ne discutons pas. Et quand je parle de discussion je pense à une vraie discussion ou chacun dit ce qu’il pense et écoute l’autre. Nous avons pour règle de ne jamais hésiter à dire exactement ce que nous avons sur le coeur même si cela implique que nous ne sommes par forcément d’accord sur tout. Les discussions sont donc parfois difficiles mais la volonté de préserver et cultiver notre couple nous permet de faire les concessions nécessaires pour arriver à se mettre d’accord. Au final nous nous sentons heureux et en harmonie dans un couple fort.
août 30, 2007 à 2:59
j’ai rien à dire à part Bravo… ca fait bien plaisir de voir des relations de couple harmonieuses… j’en ai un peu besoin en ce moment où tout se mélange…
août 30, 2007 à 4:44
Hmm que de souffrances et d’échecs avant d’en arriver là…
L’homme (l’humain) est un idiot qui n’apprend que de ses erreurs visiblement. En tout cas c’est possible et je n’espère qu’une chose : que cela continuera comme ça.
août 30, 2007 à 7:27
y’ a aucune raison, ce qui fait vivre un couple c’est d’abord l’amour… alors tant qu’il en y en a…
décembre 8, 2007 à 1:25
[...] Crédit : blog delaroze [...]
décembre 15, 2007 à 10:09
Bonsoir Delaroze,
Je suis de passage et je viens de te lire sur l’usage de l’enguelade. Ce que je trouve vraiment intéressant chez toi c’est que tu cherches vraiment à savoir pourquoi tu en es arrivée là alors même que tu es celle qui est partie. Crois moi je pense que tous les quitteurs/quitteuses ne font pas ce travail et s’engouffrent à corps perdu dans leur nouvelle relation. Et je crois que se poser des questions comme tu le fais, de s’arreter et de regarder derriere un instant est la seukle solution pour que tu sois vraiment libérée un jour. Il faut faire un bilan et ne pas se dire je me sens mieux uniquement parce que tu es avec quelqu’un d’autre. C’est ce que tu fais et là je te dis bravo!
décembre 17, 2007 à 1:25
@Juju: merci… car je n’ai pas quitté mon mari pour un autre… je le quitte lui par overdose… et des sentiments qui ne sont plus ceux de l’amour…
mars 5, 2008 à 2:21
[...] Crédit : blog delaroze [...]
mars 29, 2008 à 9:10
Tu vois, nous en 13 ans on a eu beaucoup d’engueulades, mais finalement, si je regarde honnêtement les choses : c’est lui qui m’engueulais, et moi je l’écoutais. Je n’ai jamais vraiment dit ce que j’avais au fond de moi. La peur du conflit, ou d’autres peurs idiotes. Alors je gardais, puis refoulais. Jusqu’à ce qu’il y ait trop à encaisser, trop à accepter, trop qui m’étouffait. J’ai pas pu relâcher la pression. Et je suis partie. Il n’y a pas d’idéal. Dispute, pas dispute, là n’est pas la question. Y’a-t-il même pied d’égalité ? Là est la vraie question, et la seule qui compte réellement. Si l’un domine alors à un moment ou un autre ça merde…