Le tourbillon de la vie….

En quelques années, le temps est passé si vite… il s’est accéléré brusquement à la naissance de mon premier loulou… j’ai rien vu venir… mes sentiments pour mon mari se sont atténués au fur et à mesure pour se transformer en une espèce de tranquilité affective… un homme avec qui je pouvais parler de tout, sans qu’il y ait jamais de conflits ni de divergences d’opinions… du moins de manière déclarée…

Aux peu de moments où l’on sentait la moutarde nous piquer le nez, on se posait devant un bon dîner, prenions immédiatement du recul,  rangions ces petites brouilles au rang des banalités, des choses trop nulles pour nous qui nous intellectualisons toujours les évènements… quelle erreur!!! qu’avons-nous fait là? pourquoi avoir tourné autour des choses plutôt que les vivre et les assumer? Dire à l’autre que son attitude t’énerve, ou que tu n’es pas d’accord et que tu voudrais faire autrement… non, nous avons toujours cherché le consensus, très très peu d’enguelade en 9 ans et pas plus de 5 min chacune… certains y verront une force… moi je dis au contraire, à force de te placer immédiatement au dessus de ton histoire de couple, en jouant le psy, en te disant qu’avec tes connaissances un tant soi peu psycho-sociologiques, tu dénatures ton histoire, tu n’es pas empli d’émotions, tu les survoles, tu en donnes une teneur distanciée….

 Il aurait dû me dire à quel point il n’était pas heureux, à quoi point certaines de mes attitudes le dérangeaient.. et moi de même… du coup, ton mari est un compagnon avec qui tu échanges un point de vue sur le couple, sur l’idée de l’amour…. sans te poser pour le vivre, le ressentir… juste à de très rares occasions comme un anniversaire de mariage… c’est devenu au fil du temps une relation pleine de distance, dans ce qu’on pouvait se dire, se montrer au jour le jour… c’est là où c’est un beau gâchis… je crois qu’on a été pris au dépourvu par ce temps qui te file entre les doigts et que tu ne vois pas filer parce qu’il y a l’inexpérience et l’immaturité…

j’aurais dû lui dire avec force et conviction que je n’étais pas épanouie et heureuse parce qu’il était trop absent et que je me sentais très seule et fatiguée de gérer tout à la maison en plus de ma vie professionnelle… je lui en ai touché 2 ou 3 mots à différents moments mais sans provoquer la dispute où tu ne laisses pas à l’autre une alternative mais impose la nécessité du changement… parce qu’à force de me sentir seule, je suis devenue un électron libre, autonome dans notre histoire de couple… ne pouvant pas me résoudre à être avec lui parce que d’un seul coup, il était disponible… j’ai tellement attendu… c’est là que j’aurais dû poser un ultimatum.. et non, nous avons encore gérer les choses avec plein de compassion pour ce que je vivais mais sans prendre aucune mesure… aucune action…

voilà, notre histoire est victime du règne du tout psy où sous prétexte que tu mets des mots sur les choses, que tu te mets en posture d’écoute, les choses s’arrangeront seules et plus tard… nous nous sommes fourvoyés dans ce ptt truc un peu pédant du bobo de banlieue… on a donné un sens intellectuel à notre histoire d’amour en oubliant complètement que l’amour ne se décrit pas mais se vit à l’intérieur de soi…

Et quand j’ai rencontré C., et là j’entends déjà ce que certains vont me dire (c’est un aveuglement…), il y a toutes ces émotions et ce désir que je découvre et rédécouvre… maintenant, depuis 3 mois que l’on s’est rencontré, on est dans le tourbillon de la vie… Au nom de quoi renoncer à cela?

24 Réponses vers «Le tourbillon de la vie….»

  1. 7didane à dit:

    Justement tu n’as pas su mettre les bons mots au bon moment.
    Chercher le consensus alors qu’il fallait le confrontement comme tu dis montre que tu n’as pas choisi les mots qu’il fallait.

    Me trompe-je ?

    Mettre les bons mots sur une situation, c’est la comprendre avant tout.

  2. Fabien à dit:

    Le dialogue et l’écoute c’est quand même mieux que l’autisme..mais parfois, il arrive que l’on dissocie le discours de l’action qu’il doit necessairement entrainer. Eh puis il y a aussi, ce dont tu parles, ce coté un peu ’snob’ et la cerebralisation à outrance, le coté “vulgaire” de la dispute et de l’affrontement qui nous fait preferer l’evitement..Tu es extremement lucide, alors..

  3. spip à dit:

    Attention, la suite est pas facile à lire ….

    Pas d’accord sur la lucidité, on ne pète pas tout “comme ça”, désolé.
    Y’a 2 enfants et G. …. qui crève comme un chien abandonné sur le bord de la route des vacances.
    Passer de la construction à 4 à la construction à … ah ben oui, ça fait combien maintenant ? 3 ? 2 ?
    C’est bien, maintenant, tu (vous) êtes dans ce schéma de société qui veut que l’on se sépare pour “pas grand chose”. ET surtout qu’on ne cherche pas à “réparer”, reconstruire, analyser et chercher les clés qui pourraient, à 4, retrouver le chemin du bonheur en famille et individuellement.
    Si à un moment donné, tu as voulu CONSTRUIRE cette famille, avec G., c’est que tu en avais le désir le plus grand, je suppose qu’il ne t’a pas obligé. Je ne comprends donc pas ce revirement si “soudain”. Surtout que ça fait court, les enfants ne sont pas si vieux.
    Désolé, je n’arrive pas à comprendre cette décision que je trouve égoïste … même pour VOS enfants qui deviennent les laissés pour compte de VOTRE histoire. Tu les prives de leurs parents ensemble …. un jour, ils vous demanderont des comptes, ça ne sera pas sans conséquences pour eux, pour vous, sois en certaine. Mais bon, ça n’a pas d’importance puisque tu es heureuse …..

    Quant à lintellectualisation de tout …. bof, c’est peut-être TA décision unilatérale qu’il aurait fallu intellectualiser … ;)

    Encore désolé mais je pense qu’avoir quelques avis divergents, parfois durs, ça fait aussi avancer le schmilblik. ;)

  4. delaroze à dit:

    @ 7didane: pour moi, mettre des mots sur les choses ne veut pas dire que tu comprennes réellement de quoi il en retourne.. car dans la bulle du couple, tu veux bien voir ce qui t’arrange… dans la recherche d’un non-conflit permanent…

    @fabien: oui, parler de tout avec distance induit évidemment des stratégies d’évitement qui sont lourds de conséquences…

    @spip: et bien, tu n’es pas le premier à me dire les choses comme cela… et comme je l’ai déjà dit, je suis pour que ce blog soit un espace d’expression… alors que te répondre?

    la première chose: c’est que je ne considère pas mon mari comme un animal que je laisse crever sur le bord de la route… oui, je lui fais du mal… oui, je suis égoîste mais n’oublie pas que j’ai beaucoup donné avant de me décider à mettre le pied dans la fourmillière… alors, à un moment de ma vie où je ne suis plus heureuse, j’estime que j’ai le droit de reprendre ce qui m’appartient: celle de choisir qui je veux aimer…

    Quant aux enfants, je ne souhaite pas en parler… Si je mesure les choses en prenant en compte cette donnée, autant rester avec G et me contenter du vide… est-ce que je rendrais mes enfants et G heureux dans ces conditions? certainement que non… . je ne peux pas te laisser dire que cela n’a pas d’importance parce que je suis heureuse, je suis d’abord heureuse parce que j’ai deux enfants merveilleux… et ils restent ma priorité… Bien sûr que cela me fend le coeur pour eux… comment peux-tu cesser d’être une mère? c’est quelque chose qui est en moi. alors, je suis une maman dévouée mais je reste une femme libre..

    quant à la notion de décision unilatérale, justement c’est parce que j’ai toujours été dans le recul, la distanciation avec les émotions, l’intellectualisation de ma vie amoureuse que je prends peut-être un chemin de façon brutale mais bon sang, pour une fois, je me lâche, je cherche à vivre… et non plus à tourner autour du concept d’amour…

  5. jumellescosmiques à dit:

    Oui, je crois que tout ça n’est pas évident. Moi je suis pour les disputes où ça pète grave et où les choses sont dites. Quelque soit la nature de ta relation (sentimentalre, amicale, boulot etc…), il faut être franc et savoir dire que ça ne va pas quand ça ne va pas. Ce n’est pas en prenant constamment sur soit, que l’on arrange les choses. C’est une forme de tromperie quelque part car l’autre ne peut pas savoir ce que tu ressens. On masque le problème parce qu’on a peur des conséquences qu’essayer de le régler pourrait avoir, on anticipe bêtement sur un éventuel conflit parce que c’est pas cool les conflits… C’est dommage. Bien sûr, la franchise, ce n’est pas évident ou drôle tous les jours non plus. La société et les gens en général aiment plutôt la complaisance…
    Darkmabious

  6. delaroze à dit:

    @darkmabious: je crois que c’est le mot: la complaisance… je crois qu’on a été atteint G et moi… par bonnes intentions évidemment…

  7. richard à dit:

    salut delaroze
    et SURTOUT bienvenue à SPIP;
    je me sentais un peu seul dans ma démarche de pas être d’accord avec notre bloggueuse, du coup j’en remets une couche.
    Ce qui est drôle, finalement, ce sont tous ces lecteurs qui disent: vas y, fonce, t’as raison, c’est génial, yahooooooo.
    oui, mais le jour où ça arrivera à leur belle soeur de quitter leur frère, leur mère de quitter leur père, leur copine de quitter leur meilleur ami, à leurs petits neveux, leurs petits fillieuls de ne plus vivre avec papa et maman, à mon avis peu de ces chers lecteurs bien attentionnés réagiront de cette maniére. c’est la bizarrerie de l’être humain.
    Comme je l’ai déja exprimé dans d’autres pages: c’est le règne du j’achète, je jette. Je sais c’est réducteur, mais y’a un peu de ça.
    BON COURAGE A TOI SPIP

  8. Fabien à dit:

    Je suis en plein divorce, donc, je ne dis pas à Delaroze que c’est génial, je ne dis pas qu’il faut quitter l’autre au premier petit pépin, et je donne encore moins de conseils sur ce qu’il faut faire ou pas (déjà assez compliqué de gerer sa propre histoire, personnelle). Je dis juste que parfois c’est la meilleure solution, la moins pire, qu’elle est prise en dernier ressort, quand on sait/sent qu’il n’est plus possible de faire autrement. Personne ne nie les dommages ni les conséquences, mais rester “pour” les enfants, c’est ce qu’il y a de pire car ils sentent les tensions et que leur épanouissement ne peut naitre que de celui de leurs parents (séparés ou pas).

  9. 7didane à dit:

    Je viens de sortir d’une douloureuse séparation. Et je sais ce que ça fait.

    Je ne donne pas de bénédiction à delaroze. ni dans un sens, ni dans l’autre.

    Je constate seulement comme elle réagit face à son problème et je la remercie de partager son expérience.

    Je ne m’identifie ni à C, ni à G et encore moins à delaroze. Et je ne pense pas que c’est le but du blog.

  10. delaroze à dit:

    @richard: c’est curieux la façon dont tu regardes ma décision… j’ai pas acheté une télé y a 9 ans que je balourde nonchalamment aujourd’hui… j’essaie de faire du mieux que je peux avec mes envies et la souffrance de G. c’est pas simple parce que forcément quand t’as aimé quelqu’un aussi fort que j’ai aimé G, tu ne peux pas ne pas faire preuve d’empathie…

    et les problèmes, ils ne sont pas là depuis 4 mois, et hop, je me casse…. quitter quelqu’un c’est une décision très lourde de conséquences… je ne pars pas sur un coup de tête… j’ai réfléchi pendant longtemps… et puis, j’ai décidé que cela devait s’arrêter… Veux-tu m’enlever cette liberté? on n’était plus heureux ensemble… la seule différence, c’est que G m’aime encore et pas moi…

    @fabien: c’est une décision avec dommages et conséquences quoi qu’il arrive… le but étant de limiter la casse et de ne pas devenir sourde au reste du monde… je ne suis pas une autiste affective…

    @7didane: non ce n’est pas le but du blog… j’ai plein de choses à dire parce que le quitteur est rarement celui qui s’exprime parce qu’on ne lui accorde pas le droit d’avoir une position morale, celui qui quitte est toujours un salop… c’est dur d’être regardée comme cela…

    et surtour merci à vous de me livrer votre expérience et vos points de vue… même quitte à me bousculer un peu… au contraire..

  11. richard à dit:

    ok
    on va peut-être finir par entrainer une enguelade entre bloggeurs, mais il parrait que c’est bien… alors allons y
    fabien tu le dis bien et je suis d’accord avec toi: le divorce est parfois et même souvent la meilleure solution quand on a fait le tour du problème. ça c’est ok. Mais il me semble que ce que vit le couple de delaroze et plein d’autres que je connais, ne rentre pas dans ce cadre. Ont-ils fait le tour du problème? non, a priori.
    ce qui est amusant c’est de voir delaroze analyser sa situation et les raisons qui font qu’elle décide de partir sans pour autant y rechercher derrière une solution qui était pourtant toute trouvée et pour laquelle G avait l’air fin prèt: provoquer un ultime changement dans son couple, juste pour voir , parce que après tout y a quand même une famille derrière.
    C’est contradictoire et effectivement égoîste.
    C’est en ça que je dis: j’achète, je jette, ou plutôt j’achète, je ne répare pas, je jette.
    encore une fois delaroze, y a pas que toi qui agit comme cela, y’en a des légions, victimes de cette société.
    c’est aussi ça qui me fait dire que finalement, il me semble que delaroze ne part pas à cause de G mais pour C;

  12. delaroze à dit:

    @ richard: je ne pars pas pour quelqu’un d’autre… t’imagines un peu, j’ai deux enfants en bas âge… cette attitude serait complètement juvénile et hors de propos… j’ai toujours été à la hauteur de mes engagements, je suis quelqu’un d’entière… mais comment tu veux réparer l’amour que tu n’as plus pour quelqu’un?

    alors oui y a C… mais est-ce que je mise tout sur C? non… est-ce qu’on va s’installer ensemble? non… je vis juste le présent… parce que faire quelque chose avec C, c’est loin d’^tre évident… je ne suis pas seule… j’ai deux enfants…. du coup, partir pour lui, cela voudrait dire leur donner une grande claque aussi… et C n’est pas une bonne raison de partir…

  13. Fred à dit:

    Les commentaires commencent un peu à tourner en rond je trouve. Tout le monde est un peu des deux cotés je pense et chaque situation est tellement particulière qu’il est difficile de prendre une position autre que théorique.

    Concernant ta note en revanche, c’est pour moi le coeur du problème et sans doute ce qui m’inquiète le plus pour l’avenir. Comment s’assurer que l’on est sorti de cette spirale? Quelle est la bonne recette pour ne pas y rentrer et ne pas revivre encore une fois la même chose? Je crains de ne pas avoir la réponse malgré mon expérience et les règles que j’essaie de m’imposer.

  14. delaroze à dit:

    @fred: voilà une question intéressante: c’est comment être sûr? et bien, là se trouve la magie de l’incertitude… il y a tjrs des risques… déjà rien que le fait d’aimer quelqu’un est une prise de risque terrible… parce qu’on n’est jamais sûr de rien… moi, j’étais persuadée de faire toute ma vie avec G et bien quand tu regardes ma posture aujourdh’ui, c’est le grand écart… je pense qu’il faut une dose de laisser aller, une dose d’attention et un bon shot de courage pour se livrer à corps et coeur perdu à l’autre….

  15. la JD à dit:

    Je me permets d’intervenir.Il y a 9 ans, parce que mon amri s’est soudain rendu compte qu’il ne m’aimais plus est parti en me laissant avec deux enfants en bas ages. Dans la foulée, il a rencontré une jeune femme, ce fut pour lui le retour à l’insouciance, la liberté.9 années plus tard, il est de nouveau marié avec deux enfants.
    Les grands perdants dans cette histoire, ce n’est pas moi qui, comme G a du faire le deuil de mon amour pour mon conjoint, qui ne comprenait pas mais mes filles qui n’ont toujours pas compris pourquoi il offrait à ses autres enfants ce qu’il n’avait pas voulu leur donner à elles. Tout ceci pour dire que notre divorce aurait peut être pu ne pas voir lieu si nous avions plus dialogués, et que nos filles n’auraient pas été élevées sans papa….
    Je ne suis pas ici pour juger car je ne connais rien de ton histoire, mais si tu es une maman dévouée, va jusqu’au bout pour essayer de ne pas enlever à tes enfants une cellule familiale, car rien ne dit que dans quelques années tu ne seras pas de nouveau dans une cage dorée, avec un autre….

  16. nine à dit:

    si on etait sur de tout, qu’est-ce que la vie serait terne…!
    on ne peut pas rester avec quelqu’un qu’on aime plus parce que la voisine de palier a quitte son mari et le regrette.
    Je suis un peu “choquee” (toute proportion gardee, hein !) de lire “rien ne dit que dans quelques années tu ne seras pas de nouveau dans une cage dorée, avec un autre…”
    non bien-sur, rien ne le dit. Mais rien ne le dit pas non plus ! On ne vit qu’une fois, et cette vie si courte faut-il se la pourrir “au cas ou” ou pour des “peut-etre que si” ?

  17. delaroze à dit:

    @laJD: oui, je comprends que ta situation est difficile, d’autant plus que je vais lire ton blog de temps à autre, et je sais que tes filles ont beaucoup souffert… mais moi, je n’abandonne pas mes enfants… je les garde avec moi tout en laissant le même temps à leur papa… il est hors de question que ma vie personnelle interfère dans l’amour et l’éducation que je leur donne… ils seront toujours ma priorité… quant à la notion de maman dévouée, elle est dans l’amour que je leur porte à eux et pas en rapport avec mon histoire de couple… la cellule familiale n’existe plus depuis longtemps car nous ne faisions jamais de sortie en famille avec mon mari… la plupart du temps, je m’en occupais seule et si G ne travaillait pas, il ne prenait que le plus grand pour “me décharger un peu” comme il disait…

    @nine: évidemment c’est la confrontation entre ceux qui ont été quittés et ceux qui sont acteurs d’une séparation… il y a un pont infranchissable mais les lire cela m’aide aussi à comprendre le point de vue de G, le but étant de faire les choses du mieux possible… si c’est possible évidemment… mais oui, j’ai le droit de ne plus aimer quelqu’un et de choisir de partir… c’est une liberté fondamentale, non?

  18. le père divorcé à dit:

    Je découvre ton blog progressivement. Bon, j’avais laissé un commentaire mais j’ai du faire une erreur.
    Partir ou rester, tous les couples (les “membres du couple”)se sont posés la même question à un moment ou à un autre (les couples qui sont entrés dans une sorte de routine. L’avouer, c’est être honnête avec soi).
    En revanche, tous n’ont pas agi de la même façon. Certains sont restés, d’autres sont partis.
    Et puis il y a des variantes.
    Partir au propre ou au figuré ? Si je regarde ce que j’ai vécu, j’étais parti “au figuré” avant que mon ex-femme ne parte “au sens propre” (j’ai quitté la maison le premier, mais ça revient au même). Lorsque l’un part, l’autre perd confiance. Le retour n’est plus possible, à moins d’être très fort.
    Avec le recul, je crois réellement que ce qu’il ne faut pas négliger, ce sont les enfants. Ce qu’on leur dit, ce qu’on leur fait vivre est très important. Il faut expliquer. Expliquer avec des mots simples. Les enfants ont besoin de repères. On les casse (les repères), il faut dire pourquoi.
    Je crois aussi qu’on ne peut plus aller contre l’air du temps. Les couples se font et se défont, c’est ainsi, et qu ‘on le veuille ou non, notre société change, la famille change. Le père, la mère et les enfants, le coeur de la famille vole en éclats. La famille s’était réduite à sa plus simple expression (exit les grands parents). Dorénavant il faut imaginer (et vivre) autre chose. Pas une famille mais… plusieurs. Je parle des cas où l’on recompose une famille après une rupture. Mais c’est une autre étape !

  19. nine à dit:

    oui, c’est une liberte fondamentale !
    et j’ai aussi un peu de mal avec les “avant on ne se quittait pas au moindre probleme”…
    avant on restait ensemble parce “c’etait comme ca” et quand bien meme une femme aurait voulu braver la bonne morale sociale, il lui aurait encore fallu pouvoir faire vivre sa famille sans son mari. C’etait mieux ?
    dans ces moments-la on pense a soi d’abord, c’est evident, et des 2 cotes. A qui G pense-t-il quand il dit qu’il ne veut pas que delaroze parte ?
    De toute facon, quand on en est a ce stade-la, le mieux n’est-il pas de prendre le large pour pouvoir prendre du recul ?

  20. la JD à dit:

    en ecrivant mon mesage je sais que tu comprendrais son sens.

    Continue à être la maman que tu est, préserve tes enfants et bonne crémaillere !!!!

  21. delaroze à dit:

    @ père divorcé: je ne sais pas si c’est dans l’air du temps… je ne connais pas de couples qui divorcent à part un mais ce ne sont pas des gens proches… mais en revanche tu as raison pour les enfants et au moins avec G on est sur la même longueur d’onde… on est très attentif et on leur explique à deux tout ce qui se passe…

    @nine: de toute façon, le quitteur est perçu comme celui qui fuit mais bien souvent le quitté réagit aussi très mal parce qu’il y a aussi la notion de blessure narcissique… du genre “comment peux-tu dire que tu ne m’aimes plus?” , ben si c’est possible, je crois… cela ne se fait pas en un jour mais il faut prendre des décisions… et partir c’est toujours brutal et rarement propre….

    et oui, prendre le large c’est une bonne manière de prendre du recul et d’agir avec plus de sérénité… j’emménage dans une dizaine de jours… et j’ai hâte d’arrêter le mode SDF à mi-temps…

  22. delaroze à dit:

    @la JD: et moi je te souhaite plein de bonheur ainsi qu’à tes merveilleuses louloutes…

  23. Chulie à dit:

    Ha, tu n’as pas idée à quel point tes mots sonnent juste…

  24. delaroze à dit:

    @chulie: c’est une expérience vécue???

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