c’est aujourd’hui
octobre 31, 2007 — delarozeJe vous en avais parlé la semaine dernière, ce jour, nous devions fêté nos 9 ans de vie commune. J’ai appelé G hier soir pour lui faire part de ma décision qu’on ne se verrait pas ce soir… pour une raison très simple, c’est que la symbolique est beaucoup trop forte et que cela n’a aucun sens de se voir dans ce contexte pour aborder la suite de notre séparation.
Nous avons parlé encore longuement avec diplomatie et une écoute respective… il a parlé de son mal-être, de sa souffrance non plus tellement en tant que conjoint mais en tant que père qui ne peut pas voir ses enfants tous les jours… je ressens aussi la même chose. Le plus cruel dans cette histoire-là, c’est que justement quand un couple se sépare, même leur statut de parents s’en trouvent fondamentalement modifié, la présence quotidienne n’en parlons même pas… et encore une fois, je sais que c’est moi qui ai crée cette situation. cela me fait beaucoup de peine pour lui, pour nos enfants et pour moi…
Il m’a clairement posé la question du moment où je vais lui annoncer que je veux divorcer, le plus fou c’était qu’il me dit qu’il sait que je ne vais pas changer d’avis, et que la moindre des choses c’est de lui redonner sa liberté et qu’il puisse passer à autre chose. Encore une fois, il a raison. Je lui ai répondu qu’évidemment, il était hors de question de l’acculer dans une position où à force de le faire attendre, ce sera lui qui prendra la décision…(je pense à toi, Parmi)… mais que je ne pouvais pas discuter de cela par téléphone… il faut que je le voye pour qu’on en parle… on a décidé de se voir au mois de novembre…
il a évoqué l’avenir et le fait qu’on refasse nos vies chacun de notre côté… il a peur que quelqu’un prenne sa place… je ne sais pas su lui répondre autre chose qu’il sera le seul papa de nos enfants… je ne sais pas quoi lui dire d’autres… c’est là où même si nous pouvons parler ensemble de manière sereine où le dialogue a ses limites… toutes nos angoisses, nos peurs, nos projections dans l’avenir… comment peut-on savoir? comment moi qui l’ai quitté puis-je avoir la prétention de lui présenter une vision de l’avenir radieuse et positive? je n’en ai pas le droit et du coup, je ne peux rien lui dire non plus…
Ce soir, c’est sûr que je penserai à nous, à notre histoire… je ne suis pas avec les enfants alors j’ai opté pour un diner entre filles pour ne pas rester seule pour ne pas affronter la réalité du traumatisme que j’ai infligé à tout le monde… je sais que pour lui, la soirée va être horrible avec plein de choses qu’il va ressasser… G, je suis profondément navrée pour tout…

