c’est aujourd’hui

Je vous en avais parlé la semaine dernière, ce jour, nous devions fêté nos 9 ans de vie commune. J’ai appelé G hier soir pour lui faire part de ma décision qu’on ne se verrait pas ce soir… pour une raison très simple, c’est que la symbolique est beaucoup trop forte et que cela n’a aucun sens de se voir dans ce contexte pour aborder la suite de notre séparation.

Nous avons parlé encore longuement avec diplomatie et une écoute respective… il a parlé de son mal-être, de sa souffrance non plus tellement en tant que conjoint mais en tant que père qui ne peut pas voir ses enfants tous les jours… je ressens aussi la même chose. Le plus cruel dans cette histoire-là, c’est que justement quand un couple se sépare, même leur statut de parents s’en trouvent fondamentalement modifié, la présence quotidienne n’en parlons même pas… et encore une fois, je sais que c’est moi qui ai crée cette situation. cela me fait beaucoup de peine pour lui, pour nos enfants et pour moi…

Il m’a clairement posé la question du moment où je vais lui annoncer que je veux divorcer, le plus fou c’était qu’il me dit qu’il sait que je ne vais pas changer d’avis, et que la moindre des choses c’est de lui redonner sa liberté et qu’il puisse passer à autre chose. Encore une fois, il a raison. Je lui ai répondu qu’évidemment, il était hors de question de l’acculer dans une position où à force de le faire attendre, ce sera lui qui prendra la décision…(je pense à toi, Parmi)… mais que je ne pouvais pas discuter de cela par téléphone… il faut que je le voye pour qu’on en parle… on a décidé de se voir au mois de novembre…

il a évoqué l’avenir et le fait qu’on refasse nos vies chacun de notre côté… il a peur que quelqu’un prenne sa place… je ne sais pas su lui répondre autre chose qu’il sera le seul papa de nos enfants… je ne sais pas quoi lui dire d’autres… c’est là où même si nous pouvons parler ensemble de manière sereine où le dialogue a ses limites… toutes nos angoisses, nos peurs, nos projections dans l’avenir… comment peut-on savoir? comment moi qui l’ai quitté puis-je avoir la prétention de lui présenter une vision de l’avenir radieuse et positive? je n’en ai pas le droit et du coup, je ne peux rien lui dire non plus…

Ce  soir, c’est sûr que je penserai à nous, à notre histoire… je ne suis pas avec les enfants alors j’ai opté pour un diner entre filles pour ne pas rester seule pour ne pas affronter la réalité du traumatisme que j’ai infligé à tout le monde… je sais que pour lui, la soirée va être horrible avec plein de choses qu’il va ressasser… G, je suis profondément navrée pour tout…

il paraît que….

p69-9_pleurs.jpg….je me plains trop et que je fais tout le temps la gueule…. En gros, mon boss a voulu me faire passer le message que mes deux charmants collègues se plaignaient de mon manque de pudeur vis-à-vis de ma situation personnelle… Ca a été très dur d’encaisser cela… Certes, je m’en doutais un peu… Chef de groupe ne m’adresse quasiment pas la parole depuis le mois de septembre… mais bon l’apprendre de la bouche de boss alors que les deux autres sont des grands garçons, c’est quand même pas terrible…

Donc, après, il parle de mon isolement en disant qu’il ne me sent pas à donf au boulot… normal, j’ai vécu un été d’enfer, à dormir à droite et à gauche et en me confrontant à la garde alternée… Bref, bien sûr qu’il y a pire dans la vie, et certainement que chacun de mes collègues ont aussi des vies difficiles, mais ce que je regrette, c’est qu’ils ne sont pas non plus moteur pour aussi m’aider (là, je sais, je suis carrément naïve), mais pour moi, chef de groupe a aussi le rôle de coacher, et comme je l’estime beaucoup, j’aurais préféré qu’il me sorte de là plutôt que de m’ignorer ouvertement et à la limite du désagréable (pas de sourires…) et après, hop, à boss de dire que franchement, je suis vraiment insupportable…

C’est dommage car nous ne sommes que 5 dont deux boss, alors forcément l’équipe est toute petite mais elle ne peut fonctionner que dans la franchise car le bouche à oreille va très vite dans ce genre de situation… je suis peinée mais pas franchement surprise… j’avoue que oui, j’ai eu la complainte un peu facile…. je crois que cela vient aussi de ce sentiment de culpabilité dont j’ai eu du mal à me détacher et surtout de tous ces doigts accusateurs que l’on a pointé sur moi… alors oui, pour tenter de faire face, peut-être ai-je été dans la recherche qu’on me perçoive comme victime…

le plus incroyable, c’est que j’ai toujours cru que je n’agirai jamais ainsi. et bien non, encore une preuve que je suis comme tout le monde et que le monde du travail est impitoyable… Le but est d’aller de l’avant, alors pour pas glauquiser du style “personne ne m’aime”, j’ai pris une série de décisions pour retrouver ma place au sein de l’équipe:

- ne plus me plaindre mais être attentionnée auprès des autres type petit café, pause clope, pause déj…

- ne plus parler de ma vie personnelle; c’est une confusion des genres à ne pas faire… cela ne peut me faire que du bien de laisser ma vie là où elle est au moment où je passe la porte de la boîte…

- sourire, sourire et re-sourire tout le temps parce que j’ai toujours été très optimiste et des fois, il suffit de se bousculer un peu et puis, tout rentre dans l’ordre;..

- reprendre pied et goût à cette nouvelle vie qui se dessine et que j’ai choisi… c’est la moindre des choses et c’est aussi la meilleure façon de l’assumer

- organiser un déj avec chef de groupe pour mettre les choses à plat et repartir dans un esprit collaboratif, sinon, les relations resteront tendues et c’est dommage car c’est vraiment un gars brillant et très sympathique, un peu susceptible mais très généreux…

- mais aussi ne pas être dupe sur les stratégies mises en place pour casser du sucre sur le dos de quelqu’un aussi (et oui, y a pas forcément que des bons sentiments derrière cette histoire…)

- ne pas demander à chers collègues de comprendre

Bref, un grand challenge à relever… car voilà, le tournant et le cap sont franchis, on est loin du début du topo de “pourquoi je blogue?”… alors maintenant, une fois la chose encaissée, et le mea culpa de fait, allons-y, faisons le grand plongeon!!!

C’est fini, je rends les clés…

c’est un symbole… mais tellement parlant… je rends les clés de mon ancien appart à G ce soir. Il désire tourner la page et ne souhaite pas que je puisse accéder à l’appartement dont nous restons propriétaires à 50% chacun. Je suis partie sur le postulat de la confiance: Il ne doit rien vendre ou donner sans mon consentement et sans que j’en récupère aussi la moitié des sommes vendues… et si j’ai besoin d’accéder à l’appartement, je devrais lui formuler une demande express dans ce sens…

l’argent redevient un sujet un peu épineux. Il a enlevé toutes les procurations de l’épargne que nous avions mis de côté, les a utilisé pour payer ses charges professionnelles et n’a même pas pensé à partager les intérêts. Son postulat, c’est que c’est de l’argent que lui seul a mis de côté. Chose à laquelle je rétorque: que oui, vu la différence de salaire, mais j’ai gardé les enfants, et j’ai payé toutes les courses alimentaires et la nourrice avec mon salaire…

Beurk, c’est une polémique qui me dégoûte…  moi je vois que je suis à 45% d’endettement avec mon loyer, que je ne serais jamais propriétaire si je reste seule, et que je ne peux même pas payer des vacances aux enfants… lui part en vacances à Noël, et parle de partir à l’étranger avec les enfants l’année prochaine… il reste propriétaire et usufruitier de l’appartement . Je crois qu’il ne se rend pas compte vu les sommes qu’il brasse… je sais qu’il a beaucoup de charges mais il n’a pas conscience de tout le patrimoine qu’il a entre les mains (sa société, sa clientèle, l’appartement, le mobilier, et le patrimoine immobilier de ses parents ect;..).

Maintenant, il me reste à me blinder un peu pour commencer à voir un avocat et comprendre quels sont mes droits et quels sont les siens…. mais j’avoue que je ne suis pas encore prête à engager ce type de procédure… Quand tu es marié, je trouve que clotûrer son histoire de manière juridique est triste et pathétique… A quand le CDD du mariage où tous les 3 ans, tu renouvelles ton engagement ou non???

mon ventre se tord…

c’est quasi-physiologique… j’ai le ventre noué ce vendredi fin d’après-midi, les enfants sont chez leur papa… je ne les revois pas avant lundi soir… là, c’est dur… cela me fait à chaque fois le coup, 3 nuits de séparation et 3 jours sans pouvoir en profiter…

Mais nous avons eu, je sais, des enfants à deux… et leur papa a besoin d’eux autant qu’eux ont besoin de lui… il faut que je m’efface, que je fasse fie de cette douleur abdominale et de cette sensation d’avoir le coeur tout sec…

Partager chacun à notre tour nos deux enfants… c’est cruel pour chacun d’entre nous…  et le plus dur, c’est de savoir que tu en es l’unique responsable de par ta décision…

Samedi soir, un test…

pour la visibilité de la relation que j’ai avec C vis-à-vis de mes amis et ceux que j’ai aussi en commun avec mon mari… et oui, on peut pas éternellement scinder ses deux vies car C est l’un des meilleurs amis du compagnon de ma meilleure amie (oups, un peu compliqué).

Bref, ce couple d’amis, Jiji et Billy a aussi en commun avec G un autre couple d’ami qu’on nommera François et Adrienne (pour éviter de se perdre avec les initiales); François est l’un des plus vieux anciens amis à G même si je crois que cela doit faire au moins 3 ans qu’on ne l’a pas vu. Adrienne est la première petite amie de G au collège. Bref, samedi soir, ils seront là certainement au courant de la séparation, j’y serais aussi et il y aura aussi mister C, sachant que C et François ont joué pendant 3 ans dans le même groupe et qu’ils sont assez potes.

Se surajoute à cela pour faire dans le compliqué jusqu’au bout: il y aura aussi miss Ally, autre meilleure amie de Jiji (mais que je ne connais pas bcp) qui elle est tombée très amoureuse de C au début du mois de juin, et qui arrêtait pas de le relancer par mail ou en débarquant chez lui à l’improviste. jusqu’à ce que C lui montre clairement qu’il était pas intéressé mais cela ne l’a pas empêchée elle de commencer à lui envoyer après des mails très remontés. C a fini par cloturer son adresse mail.

Mais pour préparer l’anniv de Jiji, elle a été mise en copie des mails ainsi que C; ainsi elle a rechopé hier soir le nvel email de C, et direct, il a reçu un mail ce matin (je n’en connais pas encore la teneur). elle ne sait pas, je crois, que nous sommes ensemble.

Donc vous voyez la soirée de samedi soir risque d’être assez tendue. Mais comme c’est l’anniversaire de Jiji, hors de question que les gens qui se mêlent de mes affaires viennent perturber la fête. J’ai pris le parti d’observer quitte à bien rigoler sur la bétise humaine. La partie va être plus dure pour C car lui, il est en mauvais posture avec la miss (elle est pas commode).

Ce qui va être encore plus drôle, c’est que C et moi ferons comme si nous n’étions pas ensemble… Je crois que je vais me mettre en mode chouille direct, un peu d’alcool aide des fois à relativiser… je vous ferais un compte-rendu lundi…

la grande absente de cette aventure…

et bien, c’est ma soeur, 26 ans. Aucun appel depuis le 15 juillet où je lui ai annoncé que je me séparais de G.  Elle sait que j’ai déménagé , aucun coup de fil pour vérifier si tout allait bien,  aucune aide pour proposer de s’occuper de ses neveux, pour savoir comment ils vivaient tout cela…. déjà qu’avant nos relations étaient compliquées, disons qu’on a radicalement différente mais bon il y avait toujours ce fait indémontable: on est de la même famille. Mais là, je crois que son côté super froid et égocentrique (elle a le chic de parler d’elle pendant 1 heure au téléphone sans te poser une seule fois si toi tu vas bien) a eu raison cette fois-ci des dernières traces d’affection qu’il me restait encore pour elle. Là, pour le coup, je ne serais plus compatissante, ou en recherche permanente d’excuses à son comportement… je crois que je vais lui claquer la porte au nez…

Dois-je attendre?

Il faudra bien que je prenne la décision dans un avenir proche, que je demande le divorce. Je m’étais dit que j’allais attendre d’avoir déménagé et d’être installée, de laisser passer quelques semaines avant de prendre une décision définitive. Mais j’ai des nouvelles régulières de G. Et il s’avère que pour moi, je ne reviendrais pas, je suis bien comme cela, je n’ai presque plus ce sentiment de culpabilité et je commence à apprécier mon nouveau chez moi.

Le problème étant qu’en ayant G au téléphone, et dans ma position actuelle de prôner un dialogue serein et positif, cela fait émerger chez G l’espoir qu’on revienne ensemble. Or je n’en ressens pas l’envie, même si je reste persuadée de l’opportunité de voir un thérapeute avant de se séparer de manière définitive.  Et quand je vois G essayer à nouveau, de rebondir sur chacune de mes paroles pour me démontrer que je l’aime encore, je me dis au nom de quoi je peux le faire attendre comme cela.

Dans dix jours, nous aurions fêter nos 9 ans de vie commune. Et il veut qu’on se voye ce soir-là parce qu’il ne veut pas être seul mais avec moi sans rien tenter comme il dit. Du coup, je suis partagée, le symbole est trop fort, se voir ce soir-là n’a pas de sens pour moi et ne peut qu’entraîner un nouveau rejet. Mais je me dis que c’est peut-être aussi l’occasion d’apprendre à se séparer en douceur.

Alors je ne sais pas quoi faire. Qu’en pensez-vous?

mes deux vies… ou comment ne pas devenir folle?!!

deco_wc.jpg

C’est sûr, mon mode de vie ne m’amène pas à la cohérence. je mène deux vies complètement différentes: une vie de maman s’occupant seule de ses deux loulous et puis une vie perso dédiée en partie à ma relation avec C.

du coup, il en résulte une espèce de truc d’être un peu partout à la fois, aurais-je là le don d’ubiquité? non, mais au delà du bien-être que m’apportent évidemment mes enfants et tous les sentiments naissants que je ressens pour cet homme, j’ai l’impression des fois  de perdre pied, de ne plus savoir où est-ce que j’en suis réellement.

La seule chose positive, même si je ne parle pas beaucoup de C sur ce blog, c’est que notre relation se transforme petit à petit vers quelque chose de sincère et de profond mais sans être dans une passion dévorante et fusionnelle, émotion que je ne souhaite pas ressentir pour un homme. C’est un compagnon, un soutien, un homme qui est là, il ne parle pas beaucoup, plutôt secret mais il y a quelque chose de très simple entre nous, sans les fioritures de l’amour que l’on a quand on est plus jeune. Du coup, avec lui, je peux me poser sans inquiétudes, et sans tracas… une relation au jour le jour et sans pression…

“Mon fils est en très grande souffrance”

Voilà ce que m’a dit son institutrice lorsque j’ai amené T à l’école maternelle ce matin. Elle a ajouté qu’il était à fleur de peau, qu’il pleurait dès qu’elle le grondait. Bon, je me doutais que notre séparation aurait de l’impact sur mes enfants. Il faut donc prendre le problème à bras le corps… et voir un pédo-psy.

Mais là où je m’interroge, c’est qu’elle me déclare aussi que tout va très bien à l’école, qu’il est très assidu et qu’il est toujours heureux dans la classe. Puis qu’évidemment, elle ajoute: ” il est hors de question de proposer à T quelque chose de long au niveau de la thérapie. Il aurait besoin juste de 2 ou 3 séances.

Là je tombe des nues, comment d’un côté déclarer le symptôme d’une “très grande souffrance” qui du coup, vous met une pression terrible et de l’autre, relativiser complètement le même symptôme en vous donnant des signes de relatif bien-être?  Il faut savoir de quoi on parle, on ne peut pas balancer ce genre de choses aux parents. J’adore.

C’est clair quand je lis le témoignage de Spip où sa femme fait comme si rien n’avait de conséquences sur leurs enfants, j’essaie de faire encore plus attention à mes enfants. Mais je m’interroge aussi sur la projection des adultes dans ce que serait la souffrance d’un enfant. Moi, je constate que T est clairement à fleur de peau, il demande bcp de calins… du coup, aucun problème, on parle mais sans que moi je guide la conversation. Sinon, c’est comme si je lui injectait ma propre perception.

Dans le nouvel appartement, il a l’air bien, il s’est déjà approprié son espace, joue avec son frère, fait ses nuits complètes or il n’en a pas fait une seule depuis 2 ans.  Il demande toujours autant d’attention, c’est le genre de petit garçon de 5 ans qui est bien speed et un peu toujours dans la lune. Mais à part, son extrême sensibilité du moment et c’est bien normal, je m’interroge sur cette façon si facile de poser le diagnostic d’un enfant en “très grande souffrance”. Je trouve cela exagéré. C’est comme si on disait qu’il faut obligatoirement qu’il soit dans cet état. Je crois qu’on peut être triste mais continuer à aimer la vie et garder sa perception enfantine sur les choses.

Cela étant, nous irons voir le pédo-psy mais moi je veux faire confiance aussi à mes fils dans leur capacité à prendre le dessus sur les évènements et non être du genre “t’es triste? t’es triste? non mais si, t’es triste”.

Chroniques d’une fin d’histoire

Evidemment, je ne l’ai pas mentionné dans mon billet précédent. Mais mon départ s’est fait dans la douleur… G est venu chercher les enfants samedi matin pour que je puisse déménager. Il a été odieux (et c’est bien normal) me parlant comme à un chien, fouillant du regard dans les cartons préparés et prenant le petit sac de jouets et de livres pour les enfants en me lançant que je n’avais pas à me servir, que nous devions partager les choses ensemble. (Du coup, j’ai passé le dimanche avec les enfants chez moi sans jouets ou livres (un peu dur).) Il a pris les enfants et puis est parti.

 

 Il était prévu qu’il passe la journée avec T, une journée entre « grands », et bien non, il a passé sa journée à bricoler à son travail, et livré T à sa mère. Comme je ne savais pas si je pouvais tout installer le samedi, nous avions aussi parlé qu’il garde les enfants un peu le dimanche et hop, il voulait réitérer en donnant encore les enfants à sa mère pendant son week-end bricolage. DU coup, quand il m’a balancé que c’était un week-end difficile pour les enfants, j’ai eu envie de lui balancer « et toi, tu étais où ? ». Mais je me suis retenue car je sais bien à quel bien il est dans une situation de détresse. C’est aussi cela qui est dur, d’osciller entre la compréhension de son attitude et le fait aussi de rester vigilante sur la façon dont on entoure les enfants…Sa colère passera un jour, et en attendant pour nous aider, il me reste à faire preuve de patience quitte à endosser toutes les responsabilités du monde.

 

 Nous avons reparlé de la thérapie, Darkmabious. Et bien, la situation est complètement changée, il ne veut plus faire de thérapie conjugale, il dit que cela ne sert à rien, que je ne l’aime plus et qu’il a de toute façon envie de passer à autre chose. Il attend en clair que je demande le divorce. Du coup, je me suis retrouvée dans la situation où j’ai insisté pour qu’on la fasse avant d’engager toute procédure et qu’on arrive à se parler. J’attends que tout s’apaise un peu et puis on avisera après. Je trouve que cette thérapie est indispensable car elle peut nous aider à nous séparer en douceur… Spip, je sais que si tu passes par là, mon point de vue te fera bondir mais je trouve que pour les enfants et nos futures vies de couples, passer par une thérapie est une chose saine et positive. Elle nous aidera à parler de notre histoire sans faire des bonds dès que l’on prononce le nom de l’autre.

 

 G a engagé un pas de plus dans la scission entre nos deux familles (c’est clair, c’est moi qui ai tiré la 1ère en le quittant), mais il a demandé à ma mère de ne plus garder les enfants le lundi à son domicile (mon ex-domicile) préférant que cela soit son père qui le fasse. Or le problème c’est que son père, moi, je ne le vois pas être capable de gérer deux enfants aussi petits. Mais je ne dois pas m’en mêler, ce n’est que mon point de vue, je ne lui fais pas confiance c’est tout, non pas en termes de danger mais en termes de pêche et d’entrain. Ce qui m’inquiète aussi, c’est que du coup, il n’y a plus de liens pour les enfants entre nos deux familles, ma mère était la seule à fréquenter encore son gendre, moi plus personne ne m’adresse la parole… je suis rayée de la liste… c’est ainsi…

 

 Et puis, pour terminer dans la glauquerie, G n’a pas manqué avant que je parte de me faire signer des papiers comme quoi je renonce à mes parts sur sa société… de me demander ma paire de clés avant de claquer la porte… Dois-je d’ailleurs garder un double au cas où ? je suis propriétaire à 50 % et dispose également de la moitié du mobilier. SI je n’ai plus accès à l’appartement, comment je fais ? est-ce légal d’ailleurs ?

 

Bref, de toute façon, il était impossible d’imaginer que cela se passe bien… ce qui me fait le plus de peine, c’est que j’ai cessé de l’aimer en tant qu’amant mais le regarde avec énormément d’affection… et lui, il me déteste, me hait, ne veut plus avoir affaire à moi. C’est tout à fait compréhensible, je ne peux pas demander le beurre et l’argent du beurre mais c’est dur… et du coup, à son tour de me rejeter et à moi de souffrir…Maintenant, il est clair qu’il nous faut  construire nos vies et que la distance va s’intaller  insidieusement  parce qu’elle est nécessaire pour lui et pour moi… Le divorce apparaît inévitable…

Solitude

Je dors maintenant chez moi depuis dimanche. Ca y est donc, j’y suis. C’est vraiment très bizarre de se trouver dans un nouvel endroit, le lieu est complètement neutre, un peu sans âmes. Le plus difficile a été d’accueillir les enfants dimanche. là j’avoue, j’ai reçu un gros choc sur la tête, les voir évoluer dans un appartement autre que celui dans lequel ils ont grandi a été très dur. Du coup, je déprime un peu,  ce qui explique d’ailleurs mon recul par rapport au blog. Mais bon, il faut se prendre en main de suite, alors j’ai décidé de:

- accueillir mes copines histoire de mettre un peu de rires dans la maison:çà c’est ce soir

- de faire la cuisine: j’adore ça et cela occupe l’esprit

- de courir: histoire de sortir toute cette tension (bon, j’avoue, je ferais peut-être du vélo à la place…)

- de prendre le temps de décorer l’appartement, cela devrait m’occuper les week-ends pendant un moment…

et vous, c’est quoi vos trucs pour vous changer les idées? je suis preneuse car il faut que je rebondisse très vite…

déménagement..

Ca y est , c’est fait… j’ai déménagé avec quelques amis ce matin… tout a été fait en une matinée… et demain, je pars y vivre et j’y emmène mes enfants… j’ai vu G aussi… ça a été très dur, il ne démord pas de sa colère, je comprends… c’est un moment pénible et irréversible… j’ai sauté le pas… je suis là réllement partie…

Maintenant, au delà de cette espèce de boule que ca m’a fait de ranger tout ici dans mon ancien appartement, j’espère m’approprier mon nouvel endroit… rapidement… car j’aurais cru que ce déménagement aurait été salvateur, le grand ouf de soulagement… il n’en est rien… c’est curieux, je devrais être complètement réjouite mais j’ai ce truc qui me rend quasiment dépressive… Allez maintenant, il faut que j’avance…

Demain, une nouvelle vie

Je vous ai pas trop donné de nouvelles dernièrement. Alors je vous dis tout d’un coup. j’ai signé mon bail dimanche dernier. Franchement à revoir l’appartement je regrette pas du tout. Il est nickel pour mes loulous et moi…

Ce soir, je fais l’état des lieux et j’aurais mes clés, les clés de mon chez moi… Bizarre à dire quand même alors que je suis propriétaire de l’appartement où reste mon mari… Mais voilà, demain je déménage, j’ai réussi à trouver un camion, des copines et le minimum vital pour m’installer tranquillement… Ca va être bonnard…

Je suis heureuse et en même temps, je vous avoue que j’ai peur… C’est la première fois que je vais vivre toute seule, après 7 ans de vie commune avec G. Je suis à la bordure, à la lisière d’une nouvelle vie… laquelle? j’espère qu’elle sera bonne, heureuse et pleine d’épanouissement… j’ai quand même un peu de nostalgie à l’idée de quitter l’appartement où mes enfants ont grandi…  cela fait bizarre… je pense que c’est normal de ressentir cela…

Mais, je suis quelqu’un qui va de l’avant (ce qui ne veut pas dire que je ne regarde non plus jamais derrière…); il faut que je m’aménage un coin douillet, tranquille et où je fais refonder des souvenirs aussi… T., mon fils de 5 ans, a hâte de voir l’appartement, il a l’air enthousiasmé… il vient m’aider à décorer l’appartement et surtout sa chambre dimanche… je pense que cela lui permettra de s’appropier l’endroit… enfin, il faudra que je reste vigilante sur la transition et sur leur état d’esprit, à mes deux petits loulous… c’est aussi pour cela que j’ai peur… pour eux et pour moi… mais je ferais tout pour eux…

stress et fatigue

je crois que le tombage dans les pommes est pour bientôt… je suis complètement KO, avec le stress, la pression, les trucs inévitables à gérer, le déménagement pour samedi matin, le boulot… je sais pas où donner de la tête, j’oublie l’essentiel pour continuer à faire face, celui de manger, je me suis aperçue ce matin, que je n’avais pas mangé depuis hier matin… sans que cela me saute aux yeux et au corps… là, je me dis qu’il est temps de se poser un peu…