il paraît que….
octobre 29, 2007 — delaroze
….je me plains trop et que je fais tout le temps la gueule…. En gros, mon boss a voulu me faire passer le message que mes deux charmants collègues se plaignaient de mon manque de pudeur vis-à-vis de ma situation personnelle… Ca a été très dur d’encaisser cela… Certes, je m’en doutais un peu… Chef de groupe ne m’adresse quasiment pas la parole depuis le mois de septembre… mais bon l’apprendre de la bouche de boss alors que les deux autres sont des grands garçons, c’est quand même pas terrible…
Donc, après, il parle de mon isolement en disant qu’il ne me sent pas à donf au boulot… normal, j’ai vécu un été d’enfer, à dormir à droite et à gauche et en me confrontant à la garde alternée… Bref, bien sûr qu’il y a pire dans la vie, et certainement que chacun de mes collègues ont aussi des vies difficiles, mais ce que je regrette, c’est qu’ils ne sont pas non plus moteur pour aussi m’aider (là, je sais, je suis carrément naïve), mais pour moi, chef de groupe a aussi le rôle de coacher, et comme je l’estime beaucoup, j’aurais préféré qu’il me sorte de là plutôt que de m’ignorer ouvertement et à la limite du désagréable (pas de sourires…) et après, hop, à boss de dire que franchement, je suis vraiment insupportable…
C’est dommage car nous ne sommes que 5 dont deux boss, alors forcément l’équipe est toute petite mais elle ne peut fonctionner que dans la franchise car le bouche à oreille va très vite dans ce genre de situation… je suis peinée mais pas franchement surprise… j’avoue que oui, j’ai eu la complainte un peu facile…. je crois que cela vient aussi de ce sentiment de culpabilité dont j’ai eu du mal à me détacher et surtout de tous ces doigts accusateurs que l’on a pointé sur moi… alors oui, pour tenter de faire face, peut-être ai-je été dans la recherche qu’on me perçoive comme victime…
le plus incroyable, c’est que j’ai toujours cru que je n’agirai jamais ainsi. et bien non, encore une preuve que je suis comme tout le monde et que le monde du travail est impitoyable… Le but est d’aller de l’avant, alors pour pas glauquiser du style “personne ne m’aime”, j’ai pris une série de décisions pour retrouver ma place au sein de l’équipe:
- ne plus me plaindre mais être attentionnée auprès des autres type petit café, pause clope, pause déj…
- ne plus parler de ma vie personnelle; c’est une confusion des genres à ne pas faire… cela ne peut me faire que du bien de laisser ma vie là où elle est au moment où je passe la porte de la boîte…
- sourire, sourire et re-sourire tout le temps parce que j’ai toujours été très optimiste et des fois, il suffit de se bousculer un peu et puis, tout rentre dans l’ordre;..
- reprendre pied et goût à cette nouvelle vie qui se dessine et que j’ai choisi… c’est la moindre des choses et c’est aussi la meilleure façon de l’assumer
- organiser un déj avec chef de groupe pour mettre les choses à plat et repartir dans un esprit collaboratif, sinon, les relations resteront tendues et c’est dommage car c’est vraiment un gars brillant et très sympathique, un peu susceptible mais très généreux…
- mais aussi ne pas être dupe sur les stratégies mises en place pour casser du sucre sur le dos de quelqu’un aussi (et oui, y a pas forcément que des bons sentiments derrière cette histoire…)
- ne pas demander à chers collègues de comprendre
Bref, un grand challenge à relever… car voilà, le tournant et le cap sont franchis, on est loin du début du topo de “pourquoi je blogue?”… alors maintenant, une fois la chose encaissée, et le mea culpa de fait, allons-y, faisons le grand plongeon!!!
octobre 29, 2007 à 11:09
Ne pas mélanger vie pro et perso, c’est un principe de base qu’on a parfois tendance à oublier .. mais ça reste tellement important.
Dur mais indispensable.
octobre 30, 2007 à 1:05
C’est clair: le moins tu en dis, le mieux c’est. Reprends toi et va de l’avant! Mais à ta place, ne cherche pas à trop te justifier pour autant sinon tu vas finir de te mettre dans une position de faiblesse. On t’a fait une remarque certainement à juste titre, c’est une chose, tu fais ce qu’il faut pour que ça reparte sur de bonnes bases mais n’anticipe pas sur d’autres possibles remarques sinon ils n’arrêteront pas… C’est terriblement humain: dans ce genre d’emploi on cherche toujours à enfoncer l’autre… Soit à fond dans le boulot et ne parle que de ça, verrouille tout ce qui concerne ta vie privée, ça vaut mieux.
Darkmabious
octobre 30, 2007 à 2:42
je crois que cela ne peut être que très sain pour moi et peut me permettre de redonner du sens à ma vie…
octobre 30, 2007 à 3:14
Perso, Delaroze, je ne comprends ta phrase “redonner du sens à ma vie”: mais la vie que tu as, actuellement, tu l’as décidée avec claivoyance. Donc, celà a un sens! Non? Sinon, tu ne l’aurais pas fait (sauf si “inconscience”)!! Je résume: tu décides de mettre fin à ton couple et ta vie de famille, en âme et conscience sans retour possible, de reprendre et de vivre ta liberté, tu as un amoureux (dont tu ne parles plus, d’ailleurs) qui t’apportent bonheur et équilibre, tu as un job, tes enfants, etc… Mais de “quel sens” tu parles, alors? Mais que veux-tu de plus?? Tu as tout ce que tu souhaites, tes choix! Bon, je ne dois pas être fin psychologue, surement… Je ne comprends pas. Ou je ne comprends pas les femmes, en général. Déjà que je ne comprends pas la mienne…
Et en plus, tu mets mal G, ta famille, sa famille, tes enfants. Et, TOI, tu ne serais pas “si bien”… As-tu été voir au ciné “Le Coeur des Hommes 2″? Bah, les relations amoureuses, ce n’est pas simple, même s’il reste un beau message d’optimisme. Bon, écoute, je ne comprends pas tout, mais de tout coeur pour que tu trouves ton harmonie.
octobre 31, 2007 à 1:22
@parmi: tu sais, choisir de cloturer une histoire ne veut pas forcément dire que tu donnes du sens à ta nouvelle vie… je suis aussi tournée en ce moment davantage vers mon passé pour comprendre et non vers l’avenir… je ne peux passer du coq à l’âne… et l’harmonie, je pense que oui, j’y arriverai mais pas tout de suite…