Deuxième RV

Demain, nous avons RV G et moi au cabinet des deux psychothérapeuthes, sans les enfants. Nous allons pouvoir aborder sans retenue toutes les questions qui nous taraudent: qu’est-ce qu’on a le droit de dire? qu’est ce qu’il faut éviter? comment leur parler du divorce à venir? ect…

J’ai eu G au téléphone hier et il m’a fait part des charges considérables qu’il a. Je pense qu’il se dirige vers l’idée de vendre l’appartement. Moi, je reste en retrait, je suis toujours d’accord pour qu’il le garde. C’est à lui de voir. Je dois appeler l’avocat tout à l’heure pour notre premier RV avant la mise en route judiciaire.

La perception des enfants

C’est chulie qui par son commentaire (très apaisant au milieu du tumulte), m’a interpellé. Est-ce qu’un enfant, dans l’amour qu’il porte à son papa et à sa maman, peut en vouloir naturellement à l’un ou l’autre dans la décision de partir? Chulie me dit qu’elle a préféré une maman quitteuse et épanouie à une maman qui serait restée et qui ne l’aurait pas bien vécu…

Je me demande simplement comment ils peuvent en arriver à juger négativement la décision de leurs parents. J’ai lu beaucoup de commentaires sur le blog faisant état de ce que pourraient être les conséquences sur la “destruction” de la famille. Je comprends cette position, mais forcément de mon bord à moi, j’ai davantage une perception positive de l’avenir… sinon ca sert à rien… tu restes à te culpabiliser toute ta vie… Le but est d’assumer ses choix et je crois qu’il y a un moment où il faut avancer… et commencer à amorcer le fait que tu te sentes bien dans ta posture de quitteuse… ce qui pour l’instant n’est pas franchement le cas encore pour moi…

Bref, tout cela pour dire, que si les enfants te sentent bien, qu’ils reçoivent autant d’amour qu’avant, que papa et maman se parlent, qu’ils nous voient ensemble, qu’on aille voir un thérapeute à 4, il n’y a pas de raisons pour qu’ils puissent eux aussi traverser la séparation de leurs parents  tranquillement en comprenant les tenants et les aboutissants… dans la recomposition de la cellule familiale que nous imaginons ensemble, G et moi (tous les deux, la quitteuse et le quitté), nous avons à coeur que nos enfants aient une vision de notre séparation loin de toute dramaturgie liée aux valeurs chrétiennes ou autres… (et pourtant G est croyant, c’est dire…)

 Ce qui est fou, c’est quand je lis des commentaires passionnés parce que y a de la souffrance derrière tout cela, je me dis que celui qui nous donne à tous (oui, tout le monde) la meilleure leçon de vie, de sérénité, d’apaisement, et finalement pour l’avenir, c’est G.  Il m’en veut c’est clair, on a des points un peu complexes à dénouer, mais il a une démarche: c’est l’avenir de nos enfants qui ne passent pas pour lui dans l’arrêt d’une relation de couple…

comment être clouée au piloris… d’ailleurs vous aussi

Vous vous souvenez certainement des commentaires de Spip et de Parmi sur ce blog, mes “empêcheurs de tourner en rond”… Je pense qu’ils avaient tout à fait leur place ici, car je suis loin d’être dans la pensée unique… cela m’intéressait d’avoir l’opinion des quittés, parce qu’elle te permet de comprendre la position de ton mari….

Et puis en faisant des recherches sur google, je suis tombée sur le forum de Doctissimo où je sais qu’ils sont toute une bande de quittés à se réconforter, s’encourager, bref à partager leurs expériences pour s’en sortir… Je trouve cela fabuleux soit disant en passant… Et puis, je tombe sur ce passage. Alors, voilà ce que l’on pense de moi et de vous:

“je défends “nos positions” chez Delaroze (http://delaroze.wordpress.com). J’ai, par moment, l’impression d’être face à une bande de cons… Mais, possiblement, ils doivent penser la même chose à mon sujet!! Pas grave, je n’ai aucune honte à affirmer ce que je dis et j’assume! Et je crois en mes valeurs.
Delaroze semble vouloir être (ou passer) pour une personne “ouverte”, sensible, compréhensive. Mais elle est comme les autres dans son cas: égoïste, intéressée par l’argent, dans la recherche d’un autre “bonheur”, amoureuse d’un autre homme, sans avoir réglé ses problèmes liés à son enfance, sans se soucier de sa famille explosée, même si elle veut rester “une bonne mère”… Bref, tout celà m’agace un peu, je n’y trouve rien de très original. Et, éventuellement, je comprends mieux là où ma future ex-femme est…
Et là où elle est, comment elle pense, comment elle se comporte, franchement, celà me laisse “sec”. Car, je ne me dis pas “putain, quelle nana!”. Non, je me dis, quelle banalité, quelle connerie!
Spip, franchement, ton avis sur mes échanges sur son blog. C’est vraiment moi qui déconne ou je suis plutôt dans le “vrai”. Par moment, j’hallucine tellement que je finis par me dire “c’est peut-être moi qui ne suis pas assez cool”...” (la source est là)

Waouh, je suis conne, inhumaine, avide, égoïste, mauvaise mère, sans aucune morale. Bravo, Parmi, vraiment sincèrement merci… car ton jugement est tellement vrai vu qu’on se connaît depuis des années, que tu m’as déjà en vrai maintes et maintes fois, que oui, tu as toutes les clés en main pour juger ce que je suis au plus profond de moi… J’ai accueilli votre parole à tous les deux, vous ai laissé la porte grande ouverte, et même, j’ai pu comprendre certaines choses en vous lisant… c’est vraiment dommage de se laisser aller à une perception aussi radicale… et me clouer au piloris, bref lapider mon intégrité et réfuter le fait que je puisse être humaine… le monopole du coeur (ah ah, je sais, un peu facile) n’appartient malheureusement pas aux quittés mais à tout le monde… 

Alors, “bande de cons de lecteurs de mon blog”, n’hésitez pas …. à répondre…

quand j’aurais des nouvelles …

Je sais, Pascal, j’avais promis de faire “the billet” optimiste avec la patate… mais juste dans quelques jours, cel fera 15 ans, la moitié de ma vie, que mon père est parti, un de plus au bataillon des disparus ou des SDF… sans nouvelles directes, bref le vide autour d’une moitié de moi…

Mon père n’est pas un exemple d’intégrité, un alcoolique notoire, violent, passant ses nerfs sur le dos de son enfant… Puis, un jour, il n’est jamais revenu… C’est ainsi, il a fallu se reconstruire, accepter, laisser cette moitié de moi, disparaître dans le néant de l’absence… J’ai eu des nouvelles sporadiques entre ses séjours à sainte-anne et ses passages dans la rue…

 Je sais juste que la prochaine fois que j’aurais des nouvelles de lui, certes, je ne serais pas à Nantes comme cette sublime chanson de Barbara (qui m’accompagne d’ailleurs depuis 15 ans), mais je seras là pour l’enterrer… pour lui dire au revoir et surtout lui dire qu’il est pardonné…

Alors, une dédicace spéciale à ce papa qui n’a jamais su être à la hauteur de son rôle mais à qui je veux dire que malgré tous les coups, j’en suis sortie plus forte et je crois que jamais, je ne voudrais être une autre que celle que je suis….

du baume au coeur

Nous avons très bien fait d’emmener nos enfants voir un psy. Elles étaient deux pour nous accueillir et nous avons pu chacun exprimer nos doutes et nos questions quant à l’avenir de nos enfants.

G était au bord des larmes pendant toute la séance, ca a été dur de le voir comme cela mais au moins ce n’était pas moi qui là le guidait pour qu’il exprime ce qu’il ressent, mais les deux psys. Sur le mode de la garde alternée, elles jugent que ce que l’on a mis en place correspond à notre façon d’être parents et que pour des enfants aussi petits, la régularité et cette fréquence sont plus qu’importantes. Car le tout petit, R. en l’occurence, 18 mois, peut avoir une notion du temps de 2 à 3 dodos mais que  7 étaient beaucoup trop longs. Je suis soulagée de savoir qu’on a fait un bon choix, c’est une donne très positive dans la construction de cette “nouvelle” famille non plus à partir du couple mais à partir de nos enfants.

Quant à la façon dont se conduit T, 5 ans, avec son papa où il exprime des craintes et des angoisses, et avec sa maman où il est plus dans l’action, le jeu, elles pensent qu’il a trouvé en chacun de nous différents moments parce que fondamentalement, nous sommes deux personnes différentes. Et là, il sait qu’il peut exprimer plein de choses en fonction de qui est avec lui ce jour là.

Elles nous ont proposé deux temps: une séance avec G et moi seulement pour qu’on puisse tout dire et poser toutes les questions librement, et une séance en alternance à 4 pour que les enfants aient un terrain neutre dans lequel ils puissent être guider pour s’exprimer autour de notre séparation.

Je suis contente, car nous allons être accompagnés et non plus des parents seuls qui essaient de se débrouiller. Et elles ont bien insistés que personne n’était parfait, et qu’il fallait qu’on se donne du temps pour faire tous deux le deuil de notre relation. Et j’ai apprécié qu’elles puissent aussi intégrer le fait que même si je suis celle qui quitte, j’ai aussi un deuil à faire.

J’ai donc du baume au coeur cet après-midi  parce qu’enfin, nous allons pouvoir envisager de nous reconstruire de façon positive pour nos enfants. Nous allons pouvoir agir.

Programme du week-end

Ce soir: je revois C. On va aborder de vive voix toutes ses angoisses…

Demain matin: visite avec G et les enfants chez le psy. Je pense qu’on va pouvoir obtenir toutes les réponses à nos questions, notamment sur la garde alternée…

Demain après-midi: euh, je crois que je vais profiter de mon week-end sans les enfants pour aller nager un peu… histoire de me défouler un peu… et de me mettre la patate…

Dimanche:ben, c’est dimanche alors je reste l’esprit open. C, enlève-moi, s’il te plaît…

Je vous raconte tout cela prochainement… Bon week-end à tous…

Une relation en vase clos…

La relation que je connais avec C. est merveilleuse, vous savez à quel point je suis attachée à ce nouvel homme qui est entré dans ma vie il y a plusieurs mois… Nous avons su prendre le temps de voir ce que notre relation pouvait donner sans se presser… Hier soir, nous avons parlé longuement au téléphone. Et je lui ai parlé de mes 30 ans que je voulais faire une fête avec mes amis proches en petit comité…

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Etat d’esprit merdique

Bon, en relisant un peu mon blog, je me suis dit c’est pas possible ce blog est une vraie complainte… alors que je voulais qu’il soit le symbole d’un nouveau départ… C’est la remarque de Fred dans mon précédent billet qui m’a ouvert les yeux… c’est clair que c’est pas possible de continuer à être dans cet état d’esprit…

Si on fait un rapide bilan

- je suis séparée, ca se passe plutot bien avec mon ex, c’est que je souhaitais

- mes enfants ont l’air de se faire sans trop de peine à la transition, c’est pas si mal et samedi y a le RV avec les psy pour vérifier si il ne m’a pas échappé des signes

- mon job; bon ok c’est pas la panacée mais j’ai un travail qui me permet aujourd’hui d’être indépendante. Si il ne me correspond plus, j’ai qu’à en chercher ailleurs

- C.: tout se passe bien, je l’aime, il est là et notre relation prend forme au fur et à mesure… c’est le kiff

- G.: ben, lui, il reste celui qui a compté le plus dans ma vie. Oui, il a mal, mais je ne l’aime plus, c’est ainsi. Il vaut mieux pour tous les deux de se séparer

- mon nouvel appart.: et bien, je m’y fait, j’ai commencé à décorer, mettre des plantes, clouter quelques photos aux murs

- mes amis: bon, c’est vrai, j’en ai plus beaucoup mais ceux qui sont restés sont les vrais et j’ai bien de la chance

Bref, j’ai quand même tout pour être heureuse, alors qu’est ce qu’il m’arrive? Normal de culpabiliser, c’est presque humain, mais quand tu as fait des choix, il faut les assumer et l’une des meilleures façons est de croquer la vie à pleines dents… Je n’ai pas à traîner la souffrance de G ou à afficher une empathie perpétuelle… il faut que je tourne la page aussi pour positiver, avancer et montrer à mes enfants qu’ils ont une maman heureuse et épanouie. C’est certainement le meilleur service que je leur rends… Vraiment, je suis vraiment une “pauvre fille” des fois…. Ah non, c’est vrai, j’ai dit que c’était terminé l’auto-flagellation… hihihihi

résistance…

je résiste tant bien que mal à l’amour que je porte à C. Pourquoi résister me direz-vous? Juste parce que cela me provoque en même temps un malaise intérieur, j’ai l’impression quelque part de négliger mes enfants, en prenant le temps où je ne les ai pas avec moi pour voir C et aimer tous ces moments que je passe avec lui!

 

Comme pour le moment, il est hors de question de parler de C à mes enfants et encore moins de le présenter, du coup, je navigue entre deux eaux.. C attend patiemment que je trouve mes marques et comprend qu’il ne peut pas faire partie de ma vie à part entière… Bon, en même temps, je me demande pourquoi je me prends autant la tête!!! cela doit être la période…

Un petit message perso: Merci, Tarikou…

Rien n’arrive jamais seul…

Et oui, j’ai eu une année difficile avec la séparation de mon mari, la recherche d’un appartement, déménager, accompagner les enfants dans cette tourmente, cette impression de culpabilité permanente, la douleur de faire autant de peine à quelqu’un que tu as aimé plus que tout…. Et naturellement, tu te dis qu’une fois cela passé, tu vas pouvoir respirer.

Et bien non, j’ai des problèmes à mon travail. Il faut que j’en parle car je ne sais plus du tout quoi penser de ma situation professionnelle. J’en avais déjà parlé précédemment, je n’ai pas la côte actuellement auprès des autres, ce que je peux comprendre car je suis loin d’être hyper cool depuis quelques semaines.

Une fois le choc encaissé, j’ai décidé d’aller vers les autres, de ne plus me plaindre, d’être davantage ouverte… Rien n’a changé, les autres me snobent, ne me proposent même plus de manger avec eux, c’est dur… vraiment dur, parce que forcément quand tu traverses des épreuves, tu te montres pas sous ton meilleur jour, mais quand tu retends la main, et bien, tu attends des autres qu’ils soient à la hauteur de ce qu’ils te reprochent (par derrière d’ailleurs)… donc je sais juste aujourd’hui que mon intégration dans l’équipe est définitivement cassée… parce qu’il y a comme un point de fracture entre qui tu es réellement et la façon dont les autres te perçoivent…

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Un noël sans eux?

Cela fait plusieurs fois que je demande à G qui prend les enfants le mardi 24 au soir pour fêter Noël. Et à chaque fois, il me dit qu’il ne s’est pas encore décidé… ça m’énerve, y juste à en discuter. J’ai l’impression d’être assujettie à sa décision alors que c’est le genre de choses qu’on doit voir ensemble. Il y a une chose par contre qu’il n’a pas tardé à m’imposer, c’est qu’il n’aura pas les enfants le soir du réveillon, le 31 décembre, il me les rend le matin.

Il n’a pas oublié d’être malin… Enfin, il faudra m’attendre à ce genre de choses…

RV chez le psy (II)

en fait, j’ai peur… peur de l’avis des psy! j’ai tellement passé l’été à me culpabiliser pour mon choix de vie et je me relève doucement en essayant de me booster vers une vie structurée autour de cette nouvelle donne… j’ai peur qu’ils mettent le doigt sur un éventuel manque de discernement dans le bien-être de nos enfants, qu’ils me disent que je m’évertue à voir ce que moi, je veux voir… j’ai tellement l’impression que nos enfants arrivent à surmonter cette épreuve, qu’ils sont à l’aise autant chez leur papa que chez moi, qu’ils ne manifestent rien d’alarmant…

T est de plus en plus assidu à l’école, m’a encore répété sa maîtresse et elle n’a pas observé de signes inquiétants, qu’il parle librement de la séparation de son papa et de sa maman… R suit son petit bonhomme de chemin tranquille… la seule chose qui est réellement palpable, c’est que leurs liens à tous les deux se sont renforcés considérablement, malgré l’écart d’âge, ils sont sans arrêt collés l’un à l’autre à jouer…

Je prêterais donc une oreille plus qu’attentive à ce que les psy vont me dire… en espérant que je ne serais pas désignée comme une mère “coupable”…

RV est pris

G et moi avons RV samedi prochain avec deux psy et nos enfants afin de faire un bilan. Nous voudrions voir si ils vont bien et si le mode de garde alternée choisi est en adéquation avec leur bien être. G pense que nous devrions envisager d’opter pour une alternance 1 semaine/1 semaine alors que pour l’instant nous sommes à 2 ou 3 jours d’alternance en fonction des week-ends. Moi, j’avoue que je ne suis pas pour. Car l’absence de l’un ou l’autre des parents pendant autant de jours peut être mal ressenti et de plus, il s’avère aussi que ce n’est même pas nous qui profiterions de nos enfants dans la semaine. Nous devrons alors les faire garder par les grand-parents ou par une baby-sitter vu nos emplois respectifs assez prenants.

Le mode de garde actuel permet que cela soit l’un des deux parents en alternance qui s’en occupe et je trouve que c’est tjrs mieux que de confier ses enfants à un tiers. De l’autre je m’interroge aussi sur ce qui doit prévaloir: est-ce la stabilité en termes de lieu de résidence qui est important? c’est ce que sous-entend G, pour lui, le fait qu’ils alternent tous les deux ou trois jours soit chez lui ou soit chez moi ne peut être que déstructurant… ou bien alors est-ce la présence très rapprochée dans le temps de chacun des parents qui mérite d’être retenue? vision que moi je privilégie…

Réflexion d’ailleurs….

allez, une dédicace à une “femme libre” qui a écrit un billet dont je vous cite un extrait qui a fait écho en moi : “On court tous un peu après quelque chose, le bonheur, l’amour, le sens de la vie. Je ne fais pas exception. Je suis extraordinairement ordinaire.” Ce que je préfère de loin à l’idée de “banalité” …

et j’y ajouterais une autre “ Celui qui use de l’insolite d’une manière constante lasse vite, rien n’étant plus insupportable que l’uniformité de l’exceptionnel.(Cioran, De l’inconvénient d’être né, 1973)

Merci, c’est simple et grand… A méditer…

Et un petit clin d’oeil au yoga pour la femme libre (tous les excos sont ici)

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de la justesse du consensus

Vendredi soir, j’ai donc annoncé à G que je ne reviendrais pas et que je souhaitais divorcer. Notre dîner s’est plutôt bien passé et il s’attendait à ce que je prenne cette décision. Nous avons abordé la question de l’après en misant tout sur la “confiance” et l’idée du consensus: même si nous ne sommes pas d’accord, il faudra toujours chercher une solution commune et non se retrancher derrière la rancoeur…

Nous avons aussi parler du partage des biens et là, je pense qu’il va falloir introduire la question du “DROIT” car je sens bien que derrière une certaine frilosité de G à concevoir un partage total, se cache le point de cristallation de son amertume: “pourquoi donnerais-je à mon ex-femme la moitié de tout ce qu’on possède puisque c’est elle qui se barre? et que je divorce par consentement mutuel alors que moi je ne veux pas divorcer?”

Bref, il nous faudra encore lever ces points de friction avec l’avocat qui nous expliquera les droits et les devoirs de chacun, afin de ne pas s’engluer dans une question de partage alors que ni lui, ni moi, nous n’avons idée de ce qu’il faut faire. Le rendez-vous est prévu pour la fin du mois.

A la vôtre…

voilà, c’est fait, j’ai débouché une petite “goudale” et je fais une petite dédicace à Fred et Parmi…. A la vôtre…

Et une petite pensée à l’homme lunaire… courage…

Blog, lecteurs et commentateurs

Quelques mots sur les commentaires du billet précédent, notamment la “discussion” engagée entre Parmi et Darkmabious… que je pourrais résumer ainsi:

A-t-on raison de me soutenir? le faire signifie-t-il abandonner les valeurs suivantes: le couple et la famille? ne pas le faire et au contraire mettre le doigt sur mes contradictions ou mon “égoisme” est-il utile? Et en toile de fond, peut-on quitter quelqu’un en ayant des enfants tout en gardant une image positive de ce qui ferait de moi “quelqu’un de bien”?

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Vendredi..

Dans 5 jours, je vois G pour lui annoncer ma décision définitive de divorcer. C’est horrible, je sais qu’il va falloir m’armer de courage et que je supporte de le voir souffrir… Mais c’est la dernière partie qu’il reste à faire… c’est à moi de prendre cette décision et non de lui demander de me tendre la perche comme il a pu le faire la dernière fois au téléphone… J’ai juste parfois “honte” de toute cette situation… et soutenir son regard va être très dur..

je crois que je ne pourrais jamais autant en baver que lui ce soir-là, je n’ai pas à me plaindre d’être de ce côté là, mais c’est si dur…

Lui…

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j’ai peu parlé de C. sur ce blog, cela m’a toujours semblé un peu immoral de parler de ma nouvelle histoire tellement la peine de G, mon ex, est immense. j’ai mis pas mal de temps aussi à trouver un nom à cette histoire, sa place dans ma vie, et j’ai été jusqu’à le mal-être d’une vie scisionnée en deux avec ma vie de maman et l’autre où je tribule et pérégrine avec un nouvel homme.Mais une fois n’est pas coutume, et je rebondis sur la question de Parmi sur l’un de mes précédents billets: “quid de mon amoureux?

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Vies à lire

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Ce soir, je fais un peu de promo pour quelques blogs que j’affectionne particulièrement:

- Pierre ou le journal d’un père célibataire, divorcé et heureux papa d’une petite louloute (et je crois savoir en état amoureux….) ; un homme touchant qui amorce sa nouvelle vie..

-un homme sur la lune, un quitteur comme moi bien en peine en ce moment (courage mon petit astronaute), qui cherche des réponses, regarde son petit loulou, sa femme qu’il quitte, sa nouvelle moitié… une situation bien compliquée mais racontée avec soin et humilité

- un blog que je viens de découvrir et qui m’a terriblement émue, Madame Patate… A lire, à commenter…

- le blog de Dr Hell et Darkmabious, celles qui sont là depuis le début de l’histoire de mon blog et qui livrent au quotidient l’avancée de leurs projets (encore bravo pour l’appart…)

- le blog de la JD qui nous livre au quotidien l’après divorce avec cette envie d’aller de l’avant… autour de ses deux adorables filles…

- le blog de biote de Chulie à lire, à vivre et à essayer… surtout si vous êtes complètement folle de recettes naturelles… c’est une référence… et parce que se tartiner la gueule de saloperies, ça suffit… et puis aussi, parce que c’est une fille qui se dévoile au détour de son blog de manière subtile…

- et enfin, le blog le plus fou, le plus tordant, mais celui qui nous permet d’être encore en éveil: le regard sur le monde de 7didane vaut le détour…

l’après…

il y a comme une félûre, un sentiment de tristesse qui n’arrive pas à disparaître… pourquoi a-t-il fallu lui faire tant de peine? pourquoi ai-je dû passer sur tous ces souvenirs où nous étions heureux pour ne lui donner qu’à la fin de notre histoire un sentiment de trahison et l’une des plus profondes blessures qu’il aura dans sa vie? la culpabilité revient et c’est pas la saison qui aide.

Maintenant, il me faut gérer l’Après, cette vie que j’ai choisi envers et contre lui. Parce qu’il ne peut pas avoir d’autres voies que celle du bonheur, sinon les choix que tu fais ne sont pas les bons. Il faudra bien que j’apprenne à ne plus être celle qui a trahie pour aller vers celle que je veux être…

C’est en cela que je parle de redonner du sens à ma vie: quitter la peau de la femme coupable et honteuse, peinant à se détacher du passé pour une autre, celle d’une femme épanouie qui a fait des choix difficiles. Mais je vous avoue que c’est loin d’être simple et je sais bien qu’à chaque fois que je regarde nos deux garçons, je ne pourrais que savoir, et ce toute ma vie, qu’un jour, j’ai fait basculer le destin de toute une famille.