l’après…

il y a comme une félûre, un sentiment de tristesse qui n’arrive pas à disparaître… pourquoi a-t-il fallu lui faire tant de peine? pourquoi ai-je dû passer sur tous ces souvenirs où nous étions heureux pour ne lui donner qu’à la fin de notre histoire un sentiment de trahison et l’une des plus profondes blessures qu’il aura dans sa vie? la culpabilité revient et c’est pas la saison qui aide.

Maintenant, il me faut gérer l’Après, cette vie que j’ai choisi envers et contre lui. Parce qu’il ne peut pas avoir d’autres voies que celle du bonheur, sinon les choix que tu fais ne sont pas les bons. Il faudra bien que j’apprenne à ne plus être celle qui a trahie pour aller vers celle que je veux être…

C’est en cela que je parle de redonner du sens à ma vie: quitter la peau de la femme coupable et honteuse, peinant à se détacher du passé pour une autre, celle d’une femme épanouie qui a fait des choix difficiles. Mais je vous avoue que c’est loin d’être simple et je sais bien qu’à chaque fois que je regarde nos deux garçons, je ne pourrais que savoir, et ce toute ma vie, qu’un jour, j’ai fait basculer le destin de toute une famille.

5 Réponses vers «l’après…»

  1. Pascal à dit:

    Pourquoi voir cette séparation avec autant de sentiments négatif au lieu de la voir comme elle est ? Soit une relation qui s’est terminée parce que l’une des deux parties en a décidé ainsi. Est-ce un échec ou une étape qui se termine pour faire place à autre chose ? C’est de cette façon positive que je vois ma vie. J’apprends de mes choix et je vis ma vie… ;-)

  2. delaroze à dit:

    tu as certainement raison; je suis au point de bascule, au bord d’entrer dans cet état d’esprit… c’est juste pas si aisé que l’on pourrait penser même quand tu es celle qui quitte… c’est une étape effectivement pour passer à autre chose… je sais que cela va passer;.. et c’est très bien que tu vois les choses de cette façon…

  3. jumellescosmiques à dit:

    Je pense que Pascal a raison. Dans un autre domaine, celui de ma vie professionnelle, en mars dernier j’ai démissionné d’un travail que j’aimais énormément mais qui ne me satisfaisait pas en terme de salaire, de conditions de travail et surtout de reconnaissance.

    J’ai pris la décision d’arrêter et ça a été beaucoup plus difficile à digérer que ce que je pensais. Au début tu te sens bien et puis après…

    C’est violent de décider l’arrêt de quelque chose, surtout quelque chose qu’on aime même si on sait que c’est mieux et que ça permettra de passer à autre chose. C’est seulement en septembre-octobre que j’ai pris un autre tournant. J’attendais désespérement un poste similaire pour “compenser “et je me suis rendue compte que rien ne pressait que j’avais d’autres options sur le long terme et que ce que j’avais déjà était vachement bien. Je ne m’en rendais pas compte à cause du reste, de ce que j’avais quitté et qui noircissait tout.

    Ca passera pour toi aussi, tu verras de la sereinité très bientôt mais il faut aussi décider que tu ne vas plus te lamenter et que tu vas vivre pour toi et seulement pour toi. Ca peut être long mais tu es normalement sur la bonne voie. Je pense que tu en es au stade où tu te dis que peut-être tu n’aurais pas dû quitter G, je me suis dit ça pour mon boulot, j’avais presque envie d’y revenir, et j’ai réalisé l’erreur énorme que ça aurait été.

    Bon courage! Tu vas aller mieux et G aussi.
    Darkmabious

  4. Chulie à dit:

    L’après, on le gère plus ou moins bien. Moi j’ai choisis (ou pas choisi d’ailleurs, c’est ma première rupture, j’improvise !) de garder un fil ténu avec l’Avant. Tant que nous n’en souffrons pas, ça va.

    Tiens, il faudrait que j’arrête de dire “nous”.

  5. delaroze à dit:

    @chulie: il est si dur de se débarrasser du “nous”… il faudrait en reformer un autre avec quelqu’un pour le mettre de côté… je sais qu’il y aura tjrs un “nous” avec G car nous avons deux enfants ensemble et parce que je ne veux pas vivre ma rupture comme le renoncement à ce qu’il est lui aussi…

Laisser un commentaire