RV de ce matin
décembre 1, 2007 — delarozeG et moi avions notre deuxième Rv avec les deux psys ce matin sans les enfants. Autant le premier avait été très dur pour G, autant celui de ce matin l’a été pour moi. Comme nous étions seuls, j’ai craqué et pleuré. Ca a été assez libérateur, je dois dire car je ne pleure quasiment jamais, à tort peut-être.
Nous avons abordé la question des émotions contenues en chacun de nous, ce que nous pouvions verbaliser ou non. Nous avons soulevé la question de la colère que G pouvait ressentir et la culpabilité que je porte. Le dialogue a été très serein et je pense que ce travail en duo puis à quatre ne peut être que bénéfique.
G est sorti du Rv très content et très confiant. J’ai même appris que T avait demandé à son papa quand est ce qu’il allait trouver une nouvelle amoureuse, ce qui a fait dire à G que nos enfants l’obligeaient à penser positivement à l’avenir. C’est bien, je suis contente qu’il trouve dans ces Rv une manière de s’apaiser et d’envisager une reconstruction sans moi. Ca me libère aussi quelque part de ma culpabilité.
Les propos des psys nous aide à nous comprendre mutuellement et à faire quelque chose de cet état de fait, c’est à dire une vie séparée. G écoute la parole des psys qui font état du désarroi dans lequel je me trouve aussi. Et du coup, sa colère se transforme en empathie, il se dit que d’un bord ou de l’autre, les choses ne sont pas simples, qu’il ne s’agit pas là d’égocentrisme, mais de quelque chose de plus profond.
J’ai aussi parlé à G de la notion de “dommage collatéral”, il en a conscience depuis longtemps mais il refuse et moi aussi d’ailleurs, que notre histoire se résume à cela. Il savait que j’étais “instable” de par mon histoire et qu’un jour ou l’autre, cette situation aurait pu se produire. Et même que peut-être la séparation serait venue de lui.
Nous avancons ensemble, et je trouve cela carrément dingue mais tellement essentiel. Nous ne nous limitons pas à la notion de couple, d’engagement moral, notre relation ne base plus sur l’amour, mais sur un attachement sincère que nous ressentons tous les deux. Nous nous écoutons, nous nous engageons dans un processus de dialogue entre “ex ” et entre parents, sereinement où toutes les questions, toutes les émotions peuvent être entendues de part et d’autre.
La séparation pour nous n’est pas un abandon de l’autre, mais l’arrêt d’une histoire à deux. Nous avons pris le parti de tenter de réussir en douceur l’amorce de cette nouvelle vie différente de ce que nous avions prévu. Je ne laisse pas G à sa souffrance, à sa solitude, à sa colère, je suis là pour les écouter et pour qu’il puisse me les exprimer. Et de son côté, il entend aussi ce que je peux dire, la culpabilité que je ressens, il les accepte comme tel. Car de la qualité de notre relation sera déterminée en grande partie le bien-être de nos enfants. G va même plus loin en disant qu’il est indispensable que nous puissions créer notre future relation entre “ex” de la manière que nous nous investissons en tant que parents. Car maintenant que l’amour n’est plus là aussi dans son coeur, il garde un attachement pour moi tout comme je l’ai pour lui.
décembre 1, 2007 à 7:07
Je suis contente pour toi que ce travail collectif vous fasse avancer. Tu avais vraiment raison quant à la nécessité de ces rdvs chez le psy. Ca va certainement encore être “difficile” car j’imagine que ça fait ressortir beaucoup d’émotions, de souvenirs, de choses enfouies douloureuses mais nécessaires à comprendre. Bon courage à vous tous.
Darkmabious
décembre 2, 2007 à 5:33
Je vous trouve tellement intelligents d’aller consulter ensemble comme ça. Vraiment super comme démarche. On peut réussir sa séparation et c’est ce que vous êtes en train de faire, dans le respect. Très positif et vos enfants récolteront les fruits de cette démarche mature.