Ah, l’amour…

Bon, je préviens, ce soir, c’est ambiance psy, je me triture le cerveau…

il y a une question qui me taraude depuis quelque temps, je pense que tout le monde se l’est posé un jour ou l’autre quand il a fallu faire des choix. Je me demande comment l’amour peut faire basculer tes choix, comment l’irrationnel de sentiments naissants peut te faire prendre une autre route que celle que tu t’étais fixé… Oh, il n’y a rien de nostalgique dans ce que j’écris, je suis très heureuse aujourd’hui avec un autre que mon mari.

Mais quand même, c’est un sacré pari qu’on prend dans ces cas-là, tu es dans un climat de doute depuis des mois, ton couple va mal, il n’y a plus de complicité amoureuse à part celle qui lient de vieux “amants”, la tendresse, donc une sorte de “sérénité affective” pour reprendre le propos d’un bouquin qui amène tjrs des visiteurs sur ce blog… Ce qui m’intrigue, me fascine certainement, c’est à quel point par contre cette forme de “fidélité” entre deux vieux compagnons ne pèse pas lourd face à une rencontre qui te catapulte à l’autre bout du monde en l’espace d’une soirée.

Je sais que sur mon blog, il y a eu le débat entre les quitteurs et les quittés qui forcément étaient aux antipodes de la lecture d’un même évènement. Mais si l’on prend du recul, et qu’on met de côté son propre affect, à quoi cela tient finalement un couple? si l’on part du principe que l’amour ne dure pas toujours, et qu’il se transforme peu à peu selon l’âge du couple, comment tu fais pour faire survivre ton couple? n’y a t-il pas là déjà une forme de mort annoncée au moment même où tu la commences? alors justement, c’est quoi les recettes pour faire en sorte que tu dépasses cette temporalité pour arriver à appréhender le couple non pas en termes d’évolution mais en termes d’existence?

Encore une réflexion tirée par les cheveux, mais question qui fait sens dans toutes ces nouvelles vies qu’importe finalement que tu quittes ou que tu sois quitté, comment apprivoiser à nouveau la confiance et l’espoir d’un couple qui dure toujours?

8 Réponses vers «Ah, l’amour…»

  1. 7didane à dit:

    Je ne sais si tu as déjà lu “L’amour dure trois ans” (http://www.amazon.fr/LAmour-dure-trois-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Beigbeder/dp/2070414574).
    J’aime bien le titre. Je l’aurai moins aimé si c’était “L’amour ne dure que trois ans”.

    Quatrième de couverture
    ” Au début, tout est beau, même vous. Vous n’en revenez pas d’être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n’est qu’une succession de matins ensoleillés, même l’après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l’amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n’est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d’une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre. ”

    L’auteur Beigbeder a été interpellé en possession de cocaïne cette semaine (http://fr.news.yahoo.com/afp/20080201/ten-drogue-enquete-people-31281c2_1.html) Je l’adore :D

  2. jumellescosmiques à dit:

    Je pense que tout le monde s’est déjà posé cette question et je crois qu’il y a une multiplicité de réponses. Ca dépend de la personnalité de chacun et de l’équilibre sur lequel repose le couple. Ca dépend aussi de ce à quoi tu es prêt ou non à renoncer. A mon avis, dans la plupart des cas, il faut que chacun ait son espace perso et que le couple forme un espace commun dans lequel chacun enrichit l’autre sans l’étouffer pour que l’existence se renouvelle avec le temps.
    Darkmabious

  3. AuReLiTiLyenne à dit:

    C’est avec cette même question que j’en suis arrivée à penser que nous ne sommes pas faits pour la même personne ad vitam eternam… Si A et B formaient un couple super de 20 à 30ans, ce n’est plus le cas à 35ans, ils ont évolué tous les deux, leurs envies ont changé. A trouvera un D capable de lui faire quitter B, B aura un nouveau C, puis un E puis un F qui correspondra à leurs attentes à différents moments de leur vie.
    Sommes- nous vraiment faits pour être un couple pendant 40 ans?? Je suis de plus en plus perplexe…

  4. Juliette à dit:

    Avant dans des époques plus lointaine on se mariait pour la vie! L’espérance de vie était de 40, 50 ans tout au plus. Il fallait faire équipe pour survivre. Aujourd’hui on crève à 80. Nous les femmes sommes capables d’autonomie et même parfois plus que certains hommes. Tout ça pour dire qu’avec les années, il est possible que le couple se perde. Et là si on croise un regard comme celui que j’ai croisé au bureau en mai dernier ben tu te mets à faire des trucs que tu n’aurais jamais cru possible à savoir, avoir une relation avec un gars pour qui tu donnerais n’importe quoi pour rajeunir de 10 ans…

  5. Isabelle à dit:

    J’allais faire une réponse comme Juliette, mais en lisant les commentaires de ton post je suis tombée dessus.
    Je pense qu’en fait on est élevée petite avec des schémas à l’ancienne où l’amour doit forcément durer toujours. Or la société a évolué et l’espérance de vie s’est allongée.
    Ma séparation et les conditions dans lesquelles cela s’est passé, ont fait que je vois maintenant plutôt, non pas une histoire d’amour mais 2 ou 3 d’un vingtaine d’années.
    Ma seule envie : trouver mon équilibre dans ces 2 prochaines relations lol
    Maintenant, il faut les trouver , de nos jours, on y va à tatons… On teste, on essaye.
    L’essentiel : PROFITER DE L INSTANT sans penser au lendemain !

  6. tina à dit:

    Pour ma part je pense que c’est la communication qui est la base d’un couple.
    Sans discussion, sans dialogue, sans partage : rien n’est possible.
    on s’eloigne toujours un peu parce qu’on a pas la meme vision et le dialogue permet de comprendre l’autre.
    Quittée ou quitteuse : personne n’a la recette infallible pour le bonheur (ou si quelqu’un la qu’on hesite pas à me l’a transmettre)

  7. inthewild à dit:

    Pour ma part (quitté il y a 3 ans), je ne cherche plus l’amour. Ma motivation “affective” n’est plus de vivre en couple (à tout prix), de “refaire un couple”, mais de vivre des expériences, sans chercher l’âme soeur. J’ai trop envie, pour le moment, de souffler, choisir de faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux, sans plus aucune contrainte. Et surtout, ne pas chercher, dans l’immédiat, à me remettre en couple. Celà demande tellement d’investissement et de travail que je trouve ça trop lourd à porter, pour le moment. J’ai tellement l’impression de l’avoir déjà fait dans ma vie antérieure… Pour “rien”… au final…
    Ma femme m’a quitté, a souhaité reprendre sa liberté. OK, pas de soucis. Alors, je vis à mon tour MA liberté, à ma façon, puisque l’occasion m’est donnée. J’apprécie de pouvoir séduire et vivre des émotions sensuelles et sexuelles nouvelles. M’appercevoir que je plais, beaucoup même, alors qu’avant celà m’importait peu, forcément. Ma vie de famille passait avant.
    Je ne dis pas que je suis fermé au couple. Mais mon “modèle” précédent a été cassé, celui de la famille aussi (j’ai 3 enfants), donc je serai très “méfiant” et exigeant à l’avenir, mais pas fermé pour autant.
    Même si j’ai été quitté (et que j’estime avoir ma part de responsabilité aussi), je suis quelqu’un qui croit que si l’on veut qu’un couple dure, on le peut, comme un “postula de base”. D’autres ont comme postula de base “mon bonheur avant tout, même si je dois casser mon couple et ma vie de famille”… Les deux écoles sont honorables.
    Un couple peut avoir des tensions, des difficultés. N’est-ce pas “normal”, dans le temps? Je dirais même, n’est-ce pas utile, ces “mutations”? Ne peut-on pas passer ces “épreuves” ensemble, par amour? Découvrir l’autre sous un autre angle? Se découvrir soi, sans quitter l’autre? Puis reprendre la chemin ensemble, différemment, fortifié par ces épreuves?
    Maintenant, on divorce pour un rien, soit-disant parceque l’on “aime plus l’autre”… Peut-être. Mais c’est quoi l’amour? Qui le sait?
    Les statistiques officielles disent que les chances qu’un couple recomposé tienne sont inférieures de 30% au précédent couple… Celà laisse réfléchir.
    Alors, changer de conjoint à l’infini, dès que “celà ne va plus”…? Pourquoi pas. Chacun fait comme il l’entend. Le seul petit “problème”, c’est que par définition, un couple est “deux” et que sa propre envie et décision peuvent aller à l’encontre de l’autre.
    Alors, quitter pour “vivre” en “sacrifiant” l’autre?
    Ou, rester et peut-être se “sacrifier”, soi…?
    Impossible de savoir et d’être sur de son choix…

  8. delaroze à dit:

    @7didane: non, je ne connaissais pas ce livre; il a l’air d’aborder la rupture de manière plus légère… j’irais y jeter un coup d’oeil….

    @darkamabious: c’est justement ce fil ténu entre espace commun et espace de liberté qui est tjrs un peu problématique, car souvent, je pense que tu peux aussi freiner des 4 fers pour permettre à l’autre de s’épanouir en dehors de toi (mais sans en être convaincue aussi tout à fait). Mais c’est vrai qu’il faut que chaque individu puisse exister en dehors de son couple… a moins d’être à la recherche de la fusion totale…

    @aurélie: c’est vrai que lorsque tu vois les choses ainsi, tu te dis qu’effectivement les probabilités et le hasard ne peuvent que compliquer les relations qui durent dans le temps car forcément, tu multiplies les facteurs d’exposition à la “tentation”….

    @juliette: oh oui, le regard du petit mec au boulot ou même à la caisse du supermarché, des fois, oups, ca te ravigote un peu…. j’ai eu aussi ces petits coup de coeurs pendant ces 9 années avec mon mari, mais disons que cela satisfaisait mon ego et me suffisait amplement;.. après, l’arrivée de C a été une toute autre histoire…

    @isabelle: c’est la question que je me pose, parce que je suis une fidèle de longue haleine, plutot prédisposée aux histoires de plusieurs années qu’à 1 ou de mois, mais c’est vrai aussi que je suis une quitteuse quand je vois que mon petit coeur ne bat plus… et généralement, c’est après une rencontre;;;

    @tina: oui, et tu as aussi l’effet inverse, c’est à dire, trop de dialogue qui empêche l’affrontement et le côté “violent” mais éxutoire de l’enguelage (d’où, un de mes posts précédents sur le sujet)… avec G, on a pas arrêté de dialoguer mais finalement est-ce qu’on s’est réellement parlé avec sincérité? pas sûre…

    @inthewild: j’admire ta position et ta faculté de pouvoir basculer des deux côtés avec neutralité et objectivité…. c’est claire que envie personnelle et décision peuvent s’opposer un jour dans la vie du couple à ce qui formait autrefois le duo… c’est un peu ce qui s’est passé avec mon mari… ce n’est pas tant que cela n’allait plus, je crois que tant que tu aimes, tu espères, ou tu patientes… mais quand il n’y a plus rien… là les choses deviennent difficiles à encaisser…. surtout quand tu arrives à 30 ans, et que tu te dis, que ta vie est digne d’une ménagère de moins de 50 ans mais dans le plus grand des stéréotypes…. et surtout que tu n’es pas heureuse… Je me suis libérée mais j’ai aussi rendu les autres esclaves de ma liberté, et c’est cela qui reste encore le plus dur à apprivoiser;..

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