l’abandon de mes défenses

ou comment apprivoiser le fait de devenir fleur bleue… alors que je préfère le rouge…

Plus sérieusement, y a des moments dans ma relation avec C où je panique un peu, car c’est bien la première fois que je m’abandonne à quelqu’un littéralement: confiance absolue, la mise en avant d’une delaroze “douce” (en opposition avec le tempérament dominatrice que j’adoptais auparavant), l’abandon au désir et au plaisir (oups… no comment)… bref, je suis dans une position où je suis mal à l’aise parce que je ne contrôle rien du tout… j’en arrive même à avoir un pincement au coeur quand il est temps de se séparer parce qu’est venu le temps consacré uniquement à mes enfants (que C ne connaît pas encore)…

je crois que j’ai passé plus de la moitiè de ma vie à essayer de dominer les hommes et surtout ma relation sentimale avec eux, en me plaçant systématiquement au dessus (attention, je ne suis pas castratrice…). Je me suis aussi mise avec des hommes qui avaient peu de moyens de répliques… d’où le syndrôme du fils à maman que G avait avec sa propre mère et qui a trouvé son dénominateur commun avec moi… cela a été un choc pour moi quand je me suis rendue compte que j’adoptais presque physiologiquement la même posture “culpabilisante” et “froide” que sa mère que moi, je trouvais résolument “castratrice” avec son mari et ses fils…

Et là, et bien, déjà, j’ai pris beaucoup de recul par rapport à l’échec de mon mariage, j’en ai pris largement pour mon grade en m’apercevant que je ne pouvais me conduire avec l’Homme de cette façon, quelles que soient les brutalités de mon père… et puis, je crois que je suis peut ^tre aussi dans l’acceptation de ma propre fragilité et de mon traumatisme… alors qu’avant j’étais en mode “fight”, en croisade contre l’Homme..

Du coup, je crois que je suis plus ouverte à ce que C peut me donner… et mes crispations émotives viennent aussi de ce que C peut aussi un jour me reprendre en me quittant… Alors, je flippe un peu… c’est marrant, ce côté “romantique”, “rêveuse”, “amoureuse” que je suis entrain de revêtir… c’est comme si je commençais à découvrir toute une parcelle de moi en paix (et non plus en guerre avec cette manie d’orienter ta vie pour ne pas être déçue à l’avance…)… enfin, le rêve s’écrase comme une patate quand vous récupérez votre loulou qui n’ a pas pu aller à la piscine avec ses copains de classe parce que son père avait oublié son sac de piscine (au bout du troisième lundi de piscine seulement et c’est prévu jusqu’au mois de juin): wouarf, wouarf, wouarf…

4 Réponses vers «l’abandon de mes défenses»

  1. tina à dit:

    Il est bon de lire que ce remettre en question peut mener au bonheur.
    Savoir s’abandonner et refaire confiance : c’est la preuve que ta vie te reussit.
    en esperant pouvoir refaire confiance un jour, je te souhaite tout le bonheur du monde.

  2. Pascal à dit:

    Ça fait différent de ce que tu écrivais l’an dernier tu ne trouves pas ? J’aime bien, on sent l’évolution dans ta vie :-)

  3. Juliette à dit:

    J’me pratique à ça aussi… l’abandon. Pas évident, car c’est comme se lâcher dans le vide et dans le vide on a peur de ne pas savoir où on va atterrir…

  4. delaroze à dit:

    @tina: je t’en souhaite de même…

    @pascal: c’est clair, j’ai enfin réussi à écarter le sentiment de culpabilité pour assumer le choix que j’ai fait… il faut du temps…

    @juliette: ah le syndrome du vide, je suis en plein de dans avec C, je sais pas où je vais atterrir… mais bon, je préfère l’incertitude…

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