30 ans: l’âge du bouleversement?

j’ai vu cette semaine ma copine J. Elle avait un besoin urgent de me voir, ce qui n’était pas “normal”, ou disons à son habitude puisqu’on se voit très régulièrement avec nos enfants. Hop, un déj improvisé à Paris entre filles…

Elle traverse depuis 6 mois une crise assez grave avec son conjoint mais pour l’instant, elle restait accrochée à l’idée que les choses pouvaient changer… Et puis au cours du déjeuner, elle m’annonce qu’elle est folle amoureuse d’un autre homme depuis 3 mois… Je tombe des nues parce que je sais que chacun fait des efforts dans leur couple pour que celui-ci survive… enfin, c’est ce que je croyais, en fait, son conjoint cherche du travail (alors qu’il garde leur louloutte à la maison), non pas parce qu’il devenait un peu pépère au foyer mais parce qu’il semble qu’ils vont se séparer et qu’il doit pouvoir s’assumer seul, pour l’instant, c’est ma copine qui bosse depuis 3 ans…

Et en fait, depuis que J a rencontré cet homme, elle en est devenu complètement folle… précisons qu’il ne sait rien passé et qu’il est lui aussi marié, la trentaine… Elle est en couple avec R depuis 10 ans maintenant, et elle me dit qu’elle ne partage plus rien avec R malgré les efforts qu’ils font pour essayer…

Du coup, je me dis que la trentaine, c’est un peu un âge charnière pour les femmes qui sont en couple depuis longtemps, qu’il y a comme une profonde envie de changement… Pourquoi? et dans quelle mesure les “coups de foudre” sont-ils si impactants à nos âges?

(d’ailleurs c’est ce terme qui amène bcq de visiteurs sur mon blog et mes billets sur le sujet sont ceux qui sont le plus consultés= à croire que c’est un problème universel!)

12 Réponses vers «30 ans: l’âge du bouleversement?»

  1. Fred à dit:

    Tu vis ton histoire mais vue de l’extérieur cette fois.

  2. Juliette à dit:

    sans doute le décalage horaire… ici en Amérique c’est à 40 ans :-)

  3. caz à dit:

    Le problème c’est que pour les hommes c’est vers la quarantaine que ça travaille ! C’est quand même mal foutu ! Si au moins cela pouvait être en même temps, cela aurait été plus simple.
    La fameuse crise de la trentaine, comme si vous vous réveilliez d’un seul coup. Une totale remise en question…

  4. Pascal à dit:

    Ah mais je ne me sens pas du tout dans une crise de la quarantaine… Bon, j’ai fais ma “réorientation” quelques années avant quand même ce qui me sauve d’avoir cette étiquette.

    Je m’interroge si les crises de la trentaine, 40 ou 50aine existaient lorsque nos arrières-grands-parents s’engageaient dans l’institution du mariage pour la vie !

  5. Isabelle à dit:

    Pascal : la question ne se posait pas à l’époque, on se mariait pour le meilleur et… pour le pire…
    De nos jours, on a le choix de ne pas accepter le “pire” mais je trouve que la notion de “pire” est placée très basse… Les couples (homme ou femme), n’acceptent plus rien du tout…
    Je ne pense pas que cela soit dû à l’âge (30aine, 40aine etc) mais plus par la société d’aujourd’hui. On rencontre plus de monde qu’à l’époque de nos parents et grands parents, on a accès à beaucoup plus de choses… Et le fait que l’on voit autour de nous “que” des gens séparés n’arrangent pas les choses…

  6. delaroze à dit:

    @fred: oui, et d’ailleurs, c’est par son intermédiaire que j’ai rencontré C. Je ne peux que la comprendre…

    @Juliette: hi hi, 40 ans et bien, ça doit quand même perturber pas mal de monde car à 40 ans, je suppose que les familles sont déjà construites

    @caz: c’est pas gagné alors… mais en même temps, si tout le monde “pète” les plombs en même temps, il y aurait un carnage!

    @pascal: peut-être que nos grands parents ne prenaient aucune décision mais je pense que cela ne les empêchait pas ressentir ce même désarroi… quand j’ai annoncé à ma grand-mère que je quittais G, elle m’a immédiatement parler de sacrifice qu’on faisait dans son temps… alors la notion de “sacrifice” est liée à des crises traversées mais résolues par le fait du statut quo… quitte à être malheureux…

  7. inthewild à dit:

    Je crois qu’il n’y a pas d’âge, pas de règle, surtout…
    Assez d’accord avec ce qui a été dit plus haut: il y a surtout des moeurs qui ont évolué vers plus de liberté individuelle et de “droit au bonheur personnel”, au détriment de la compréhension et de l’effort à deux. Autant je peux comprendre que dans le passé lointain (puisqu’à l’époque les femmes ne choisissaient pas leur conjoint!!) les femmes restaient “soumises” contre leur gré; une horreur, certes. Mais de nos jours, dans nos civilisations “modernes”, personne ne force personne à se marier! Je ne crois pas à l’amour qui part, qui passe. Je n’y crois pas… Ou alors, l’amour n’était pas si présent, un leurre?…
    L’amour, le vrai, le profond, commence quand la passion baisse. La passion dure entre 6 mois et 3 ans. L’amour prend le relais, ensuite. Faut-il encore le vouloir de toutes ses forces. Ou capituler et en rechercher un autre. Et ainsi de suite…
    Finalement, trois écoles possibles:
    - celle du couple “fidèle”, qui passe les épreuves, se construit, se bonifie, pour vieillir ensemble au final, dans l’harmonie
    - celle du couple qui se fait puis se défait, pour se refaire ailleurs et probablement se re-défaire plus tard et ainsi de suite…
    - celle du couple qui reste ensemble en se faisant “chier royal”; à proscrire, bien évidemment, ou profit du plan 1 ou 2… A mon sens…

    Bref, ce n’est que mon avis et mon expérience du couple…, un parmi d’autres…

  8. Fabien à dit:

    “a l’epoque” il devait y avoir une plus grande hyprocrisie qsur le plan des rapports humains et amoureux dans un couple, sans prétendre qu’elle ait totalement disparu aujourd’hui.
    Si je suis le premier à stygmatiser les relations kleenex plus systematique de nos jours, je ne porterais pas aux nues le schema anterieur (et il suffit de creuser un peu dans les familles pour se faire rapidement une idée).

    L’independance financière a permis une émancipation de la femme qui peut faire un choix qui lui était interdit il y a peu.

    Et il y a un autre facteur à mon sens déterminant dans nos relations amoureuses et de couples, c’est l’allongement de la durée de vie (et en bonne santé), de la population.

    Bref, ce magma en perpetuel mouvement va encore occuper nos esprits et nos chairs longtemps (sourire)

  9. laviedesbetes à dit:

    Bonjour et merci bon ton blog à la fois bien écrit et qui tente d’apporter des réponses aux questions que tous ceux qui ont vécu une séparation, après une longue vie de couple, se posent invariablement…
    J’ai moi-même fait cette expérience (je me suis séparé en 2006 après 12 années à deux, puis trois, puis quatre… ;) qui a bouleversé ma vie, mais que je juge, aujourd’hui, nécessaire sinon salutaire, car j’étais dans une impasse.
    J’ai réussi à me débarrasser du sentiment de culpabilité, tant à l’égard de mon ex, que vis-à-vis de mes enfants. Ce fut difficile, mais indispensable pour rebondir.
    Moins simple de construire une nouvelle relation… beaucoup moins simple, même si les occasions n’ont pas manqué.
    Comme tu le dis, dans la vie de couple il y a des phases, souvent des crises… Je crois qu’il n’y a pas d’autre solution que de passer des compromis, le plus extrême étant la séparation amiable… Nous sommes pris entre l’enclume de nos habitudes, de la routine, des responsabilités et le marteau de notre volonté, de nos rêves, de nos aspirations qui vieillissent bien moins vite que nos artères ! Un jour, nous réalisons que nous avons franchi - ou que nous nous apprétons à franchir - un cap dans le cours de notre vie, et que nous guête une forme de déclin (réel ou fantasmé) alors que tant de choses restent à faire, à vivre, à ressentir… Tout, alors, dans notre existence devient une contrainte ou un obstacle… tout ce que nous avions choisi - délibérément - de bâtir pour ordonner notre vie, lui donner un sens. Parallèlement, l’amour s’épuise, se délite comme une peau de chagrin, car lui n’est pas un jeu de construction, mais pure étincelle, victoire de l’instant suspendu sur le temps qui passe…
    J’aime beaucoup de sens des responsabilités, le fait que tu n’accables personne… et que tu ne sois pas trop indulgente avec toi-même. Bravo. Alex

  10. laviedesbetes à dit:

    J’aime beaucoup (de) ton sens des responsabilités, le fait que tu n’accables personne… et que tu ne sois pas trop indulgente avec toi-même. :)

  11. delaroze à dit:

    @isabelle: quand tu dis “on a le choix de ne pas accepter le “pire” mais je trouve que la notion de “pire” est placée très basse… Les couples (homme ou femme), n’acceptent plus rien du tout…”, je suis parfaitement d’accord avec toi. Finalement d’ailleurs, ce terme est parfaitement subjectif… et relatif d’ailleurs à la propre perception qu’on a du bonheur…

    @inthewild: je reste quand même sur l’idée du plan 1. Une vie à deux harmonieuse et durable… mais bon, faut dire que ma vie me démontre le contraire. J’espère juste que je n’aurais pas à quitter quelqu’un une nouvelle fois, c’est dur à supporter aussi…

    @fabien: c’est clair que quand ton espérance de vie ne dépassait pas 50 ans, la donne change radicalement aujourd’hui où ce n’est plus le cas…

    @ Alex de laviedesbêtes: merci pour ton compliment… le sentiment de culpabilité, c’est pas évident de se l’enlever du ventre celui-là… mais bon, le temps fait son oeuvre…
    je n’ai personne à accabler de chaque choix que je fais, j’ai parfaitement conscience aussi des conséquences de mes actes… Le but est de trouver sa voie, même si je regrette profondément de l’avoir fait au détriment de mon mari…

  12. tazounette à dit:

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Isabelle… J’ai accepté le pire pendant 3 longues années… Un sacré pire, et il était pourtant placé très haut… Mais il arrive un moment où c’est sa propre dignité qui en prend un coup, et quand on en vient à se renier soi-même, alors il n’est pas d’autre choix que de partir. Je suis partie, non pour mettre un terme à notre couple de 13 années et notre mariage de 7 années, mais pour trouver ma voix, me sortir de cet enfer. J’ai encore tenter d’y croire, mais pour me prendre encore des saloperies à la figure. Jusqu’au moment où la coupe était pleine et où je n’ai plus eu le choix : ne plus l’aimer ou me bouffer la santé. J’ai choisi de ne plus l’aimer. Et ça c’est fait d’un coup… Enfin, non, pas vraiment, j’ai réalisé d’un coup que finalement ça faisait peut-être longtemps que le désamour était né mais que je refusais de le reconnaître, parce qu’on se persuade longtemps que 13 ans d’amour ne peuvent pas mourir comme ça, que le bonheur est encore possible ensemble… Mais voilà, comme dit Souchon, on ne peut pas ravoir à l’eau de Javel, des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle, avant…

    C’est si triste… Mais le pire parfois est très long et on ne s’en rend pas compte sur le coup, enfin pas vraiment, mais quand ensuite, on y repense, on se demande alors comment on a pu aller si loin par amour. Donc non, Isabelle, ce n’est pas toujours par facilité qu’on renonce, parfois c’est au prix de soi-même, de la santé, de ce qu’on impose à ses enfants, et on est obligé de choisir et pas forcément dans le sens qu’on voulait au départ…

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