Torpeur perso (Part One)

Chose promise, chose dûe, je reprend l’écriture après une bonne phase de digestion… Il en faut pour prendre le recul nécessaire afin de ne pas se laisser bouffer ni par la culpabilité ni par la désinvolture qui ferait table rase du passé sans en avoir compris l’essence. Je vais donc vous parler de pas mal de choses en 3 posts qui se suivront ces prochains jours, avant de réamorcer une écriture plus régulière. C’est toujours utile il paraît ce genre d’exercice de mise au point (promis, je ne consulte pas encore!!!).

Première chose: l’atteinte par la torpeur…. qu’est ce qu’elle nous raconte, la Delaroze????

Lisez la suite de cette entrée »

Mes beaux-parents….

c’est cela qui est “curieux” dans une fin d’histoire d’amour, c’est qu’elle semble sceller la fin de tous un tas de relations, notamment celles avec la belle-famille. depuis la rupture, je n’ai plus aucunes nouvelles, ni des mes beaux-parents, ni de mes belle-soeurs avec qui j’étais très proche, ni de mon beau-frère, papa de mes deux neveux que je ne suis pas prête de revoir… je trouve cher le prix à payer pour avoir rompu avec un homme que je n’aimais plus. C’est difficile de savoir si je dois leur en vouloir de cette attitude ou bien rester dans l’attente que cela passe… est-ce moi qui dois tendre une main? ou bien n’est-ce plus mon problème? Est-il possible de trouver des relations harmonieuses tout en étant séparée de son conjoint? Car en filigrane, la seule vérité est que mes enfants sont leurs petits fils et leurs neveux et je reste leur maman. Et pour mes loulous, il n’y a qu’une seule famille. Je ne sais pas quoi faire.

L’abandon de la colère

J’aurais pu m’emporter face au mensonge de G et de son ex, j’aurais pu me venger de tous les affronts que j’ai connu en 9 ans tellement sa présence me mettait mal à l’aise et l’inertie de G qui ne faisait qu’amplifier le phénomène. Finalement, cela ne sert à rien car n’ayant plus d’amour pour G, c’est une colère illégitime et en quelque sorte fabriquée qui ne me servirait qu’à régler des comptes du passé. Je préfère aller vers la sérénité car je crois que j’ai besoin aussi que mon futur ex-mari aille mieux pour que moi aussi, j’explose de joie et de bonheur.

Lisez la suite de cette entrée »

Demain fight for new job & new life

Bon maintenant que je commence ma digestion de la news du début d’année, je me prépare à mon entretien d’embauche pour un poste dans un gros institut d’études. J’ai RV demain en fin de journée pour un emploi qui correspond à première vue à ce que je recherche et dans un institut que je connais déjà. Donc, je mise tout demain car je pense aussi que démarrer un nouveau job permettra de faire une réelle césure avec l’année 2007. Et puis, personne n’est irremplaçable alors comme je fais du boulot de merde, donc pas de prime, pas d’augmentation et pas de prise de responsabilités, je me dis qu’ils vont pas être malheureux et arrêter de me faire le chantage aux horaires aménagés. Je finirais mon job avec la même exigence de qualité voire plus pour leur montrer de quoi je suis capable. Mais dès que vient l’opportunité, je m’envole pour de nouveaux horizons professionnels.

Quant au divorce, les choses s’accélèrent, nous passons bientôt devant le notaire pour faire la liquidation des biens, et puis l’avocat qui entérinera notre convention sur laquelle (c’est une chance) nous sommes d’accord. Et puis, chacun vivra sa vie et je pense que cela va aussi certainement libérer G. Et j’avoue que je vais pouvoir penser à souffler et m’occuper pleinement de mes petits bouts de choux. Il y a comme une espèce de vent nouveau qui vient de se lever… j’espère qu’il en est de même pour vous, comment allez-vous en ce début d’année?

le syndrome du manque…

Oui, je sais, c’est un peu bizarre de dire cela… mais pas tant que cela en réalité… parce que je mène deux vies parallèles… Quand je suis avec C., mes enfants me manquent terriblement… je pense à eux, je me demande ce qu’ils font; ce qui est bien, c’est que j’ai une confiance totale en G., je sais qu’ils sont bien et heureux avec leur papa…

Et puis quand je suis avec mes enfants, car je n’envisage pas que C rencontre mes enfants pour le moment, et bien, il y a comme un manque, je pense à lui, je me dis que je serais bien là au chaud dans ses bras… Du coup, on s’appelle 2 ou 3 heures les soirs où l’on n’est pas ensemble…

 Et finalement, c’est là où je comprends totalement ce que peuvent ressentir mes enfants quand ils sont avec l’un ou l’autre de leurs parents… sauf que chez eux, les choses ne sont pas autant explicites que ce que je suis entrain d’écrire… En prenant conscience de ce fait, je pense qu’on fait d’autant mieux d’aller voir des psychologues, parce que j’avoue que je ne saurais pas comment faire pour leur faire passer du mieux possible le manque de leur papa… D’ailleurs, c’est impossible, ils nous aiment autant l’un que l’autre mais comme m’a dit T ce soir: “maman, tout va bien, je sais que toi et papa vous nous aimez et qu’on sera toujours vos enfants, je ne suis pas triste” en concluant “ca arrive des fois qu’on n’est plus amoureux, moi quand j’avais 4 ans, j’étais amoureux de N. et bien maintenant j’aime I.” .

Ok mon fils, t’as pas oublié d’être bête du haut de tes 5 ans et demi… je t’aime….

RV de ce matin

G et moi avions notre deuxième Rv avec les deux psys ce matin sans les enfants. Autant le premier avait été très dur pour G, autant celui de ce matin l’a été pour moi. Comme nous étions seuls, j’ai craqué et pleuré. Ca a été assez libérateur, je dois dire car je ne pleure quasiment jamais, à tort peut-être.

Lisez la suite de cette entrée »

La perception des enfants

C’est chulie qui par son commentaire (très apaisant au milieu du tumulte), m’a interpellé. Est-ce qu’un enfant, dans l’amour qu’il porte à son papa et à sa maman, peut en vouloir naturellement à l’un ou l’autre dans la décision de partir? Chulie me dit qu’elle a préféré une maman quitteuse et épanouie à une maman qui serait restée et qui ne l’aurait pas bien vécu…

Je me demande simplement comment ils peuvent en arriver à juger négativement la décision de leurs parents. J’ai lu beaucoup de commentaires sur le blog faisant état de ce que pourraient être les conséquences sur la “destruction” de la famille. Je comprends cette position, mais forcément de mon bord à moi, j’ai davantage une perception positive de l’avenir… sinon ca sert à rien… tu restes à te culpabiliser toute ta vie… Le but est d’assumer ses choix et je crois qu’il y a un moment où il faut avancer… et commencer à amorcer le fait que tu te sentes bien dans ta posture de quitteuse… ce qui pour l’instant n’est pas franchement le cas encore pour moi…

Bref, tout cela pour dire, que si les enfants te sentent bien, qu’ils reçoivent autant d’amour qu’avant, que papa et maman se parlent, qu’ils nous voient ensemble, qu’on aille voir un thérapeute à 4, il n’y a pas de raisons pour qu’ils puissent eux aussi traverser la séparation de leurs parents  tranquillement en comprenant les tenants et les aboutissants… dans la recomposition de la cellule familiale que nous imaginons ensemble, G et moi (tous les deux, la quitteuse et le quitté), nous avons à coeur que nos enfants aient une vision de notre séparation loin de toute dramaturgie liée aux valeurs chrétiennes ou autres… (et pourtant G est croyant, c’est dire…)

 Ce qui est fou, c’est quand je lis des commentaires passionnés parce que y a de la souffrance derrière tout cela, je me dis que celui qui nous donne à tous (oui, tout le monde) la meilleure leçon de vie, de sérénité, d’apaisement, et finalement pour l’avenir, c’est G.  Il m’en veut c’est clair, on a des points un peu complexes à dénouer, mais il a une démarche: c’est l’avenir de nos enfants qui ne passent pas pour lui dans l’arrêt d’une relation de couple…

du baume au coeur

Nous avons très bien fait d’emmener nos enfants voir un psy. Elles étaient deux pour nous accueillir et nous avons pu chacun exprimer nos doutes et nos questions quant à l’avenir de nos enfants.

G était au bord des larmes pendant toute la séance, ca a été dur de le voir comme cela mais au moins ce n’était pas moi qui là le guidait pour qu’il exprime ce qu’il ressent, mais les deux psys. Sur le mode de la garde alternée, elles jugent que ce que l’on a mis en place correspond à notre façon d’être parents et que pour des enfants aussi petits, la régularité et cette fréquence sont plus qu’importantes. Car le tout petit, R. en l’occurence, 18 mois, peut avoir une notion du temps de 2 à 3 dodos mais que  7 étaient beaucoup trop longs. Je suis soulagée de savoir qu’on a fait un bon choix, c’est une donne très positive dans la construction de cette “nouvelle” famille non plus à partir du couple mais à partir de nos enfants.

Quant à la façon dont se conduit T, 5 ans, avec son papa où il exprime des craintes et des angoisses, et avec sa maman où il est plus dans l’action, le jeu, elles pensent qu’il a trouvé en chacun de nous différents moments parce que fondamentalement, nous sommes deux personnes différentes. Et là, il sait qu’il peut exprimer plein de choses en fonction de qui est avec lui ce jour là.

Elles nous ont proposé deux temps: une séance avec G et moi seulement pour qu’on puisse tout dire et poser toutes les questions librement, et une séance en alternance à 4 pour que les enfants aient un terrain neutre dans lequel ils puissent être guider pour s’exprimer autour de notre séparation.

Je suis contente, car nous allons être accompagnés et non plus des parents seuls qui essaient de se débrouiller. Et elles ont bien insistés que personne n’était parfait, et qu’il fallait qu’on se donne du temps pour faire tous deux le deuil de notre relation. Et j’ai apprécié qu’elles puissent aussi intégrer le fait que même si je suis celle qui quitte, j’ai aussi un deuil à faire.

J’ai donc du baume au coeur cet après-midi  parce qu’enfin, nous allons pouvoir envisager de nous reconstruire de façon positive pour nos enfants. Nous allons pouvoir agir.

résistance…

je résiste tant bien que mal à l’amour que je porte à C. Pourquoi résister me direz-vous? Juste parce que cela me provoque en même temps un malaise intérieur, j’ai l’impression quelque part de négliger mes enfants, en prenant le temps où je ne les ai pas avec moi pour voir C et aimer tous ces moments que je passe avec lui!

 

Comme pour le moment, il est hors de question de parler de C à mes enfants et encore moins de le présenter, du coup, je navigue entre deux eaux.. C attend patiemment que je trouve mes marques et comprend qu’il ne peut pas faire partie de ma vie à part entière… Bon, en même temps, je me demande pourquoi je me prends autant la tête!!! cela doit être la période…

Un petit message perso: Merci, Tarikou…

Un noël sans eux?

Cela fait plusieurs fois que je demande à G qui prend les enfants le mardi 24 au soir pour fêter Noël. Et à chaque fois, il me dit qu’il ne s’est pas encore décidé… ça m’énerve, y juste à en discuter. J’ai l’impression d’être assujettie à sa décision alors que c’est le genre de choses qu’on doit voir ensemble. Il y a une chose par contre qu’il n’a pas tardé à m’imposer, c’est qu’il n’aura pas les enfants le soir du réveillon, le 31 décembre, il me les rend le matin.

Il n’a pas oublié d’être malin… Enfin, il faudra m’attendre à ce genre de choses…

l’après…

il y a comme une félûre, un sentiment de tristesse qui n’arrive pas à disparaître… pourquoi a-t-il fallu lui faire tant de peine? pourquoi ai-je dû passer sur tous ces souvenirs où nous étions heureux pour ne lui donner qu’à la fin de notre histoire un sentiment de trahison et l’une des plus profondes blessures qu’il aura dans sa vie? la culpabilité revient et c’est pas la saison qui aide.

Maintenant, il me faut gérer l’Après, cette vie que j’ai choisi envers et contre lui. Parce qu’il ne peut pas avoir d’autres voies que celle du bonheur, sinon les choix que tu fais ne sont pas les bons. Il faudra bien que j’apprenne à ne plus être celle qui a trahie pour aller vers celle que je veux être…

C’est en cela que je parle de redonner du sens à ma vie: quitter la peau de la femme coupable et honteuse, peinant à se détacher du passé pour une autre, celle d’une femme épanouie qui a fait des choix difficiles. Mais je vous avoue que c’est loin d’être simple et je sais bien qu’à chaque fois que je regarde nos deux garçons, je ne pourrais que savoir, et ce toute ma vie, qu’un jour, j’ai fait basculer le destin de toute une famille.

mon ventre se tord…

c’est quasi-physiologique… j’ai le ventre noué ce vendredi fin d’après-midi, les enfants sont chez leur papa… je ne les revois pas avant lundi soir… là, c’est dur… cela me fait à chaque fois le coup, 3 nuits de séparation et 3 jours sans pouvoir en profiter…

Mais nous avons eu, je sais, des enfants à deux… et leur papa a besoin d’eux autant qu’eux ont besoin de lui… il faut que je m’efface, que je fasse fie de cette douleur abdominale et de cette sensation d’avoir le coeur tout sec…

Partager chacun à notre tour nos deux enfants… c’est cruel pour chacun d’entre nous…  et le plus dur, c’est de savoir que tu en es l’unique responsable de par ta décision…

mes deux vies… ou comment ne pas devenir folle?!!

deco_wc.jpg

C’est sûr, mon mode de vie ne m’amène pas à la cohérence. je mène deux vies complètement différentes: une vie de maman s’occupant seule de ses deux loulous et puis une vie perso dédiée en partie à ma relation avec C.

du coup, il en résulte une espèce de truc d’être un peu partout à la fois, aurais-je là le don d’ubiquité? non, mais au delà du bien-être que m’apportent évidemment mes enfants et tous les sentiments naissants que je ressens pour cet homme, j’ai l’impression des fois  de perdre pied, de ne plus savoir où est-ce que j’en suis réellement.

La seule chose positive, même si je ne parle pas beaucoup de C sur ce blog, c’est que notre relation se transforme petit à petit vers quelque chose de sincère et de profond mais sans être dans une passion dévorante et fusionnelle, émotion que je ne souhaite pas ressentir pour un homme. C’est un compagnon, un soutien, un homme qui est là, il ne parle pas beaucoup, plutôt secret mais il y a quelque chose de très simple entre nous, sans les fioritures de l’amour que l’on a quand on est plus jeune. Du coup, avec lui, je peux me poser sans inquiétudes, et sans tracas… une relation au jour le jour et sans pression…

“Mon fils est en très grande souffrance”

Voilà ce que m’a dit son institutrice lorsque j’ai amené T à l’école maternelle ce matin. Elle a ajouté qu’il était à fleur de peau, qu’il pleurait dès qu’elle le grondait. Bon, je me doutais que notre séparation aurait de l’impact sur mes enfants. Il faut donc prendre le problème à bras le corps… et voir un pédo-psy.

Mais là où je m’interroge, c’est qu’elle me déclare aussi que tout va très bien à l’école, qu’il est très assidu et qu’il est toujours heureux dans la classe. Puis qu’évidemment, elle ajoute: ” il est hors de question de proposer à T quelque chose de long au niveau de la thérapie. Il aurait besoin juste de 2 ou 3 séances.

Là je tombe des nues, comment d’un côté déclarer le symptôme d’une “très grande souffrance” qui du coup, vous met une pression terrible et de l’autre, relativiser complètement le même symptôme en vous donnant des signes de relatif bien-être?  Il faut savoir de quoi on parle, on ne peut pas balancer ce genre de choses aux parents. J’adore.

C’est clair quand je lis le témoignage de Spip où sa femme fait comme si rien n’avait de conséquences sur leurs enfants, j’essaie de faire encore plus attention à mes enfants. Mais je m’interroge aussi sur la projection des adultes dans ce que serait la souffrance d’un enfant. Moi, je constate que T est clairement à fleur de peau, il demande bcp de calins… du coup, aucun problème, on parle mais sans que moi je guide la conversation. Sinon, c’est comme si je lui injectait ma propre perception.

Dans le nouvel appartement, il a l’air bien, il s’est déjà approprié son espace, joue avec son frère, fait ses nuits complètes or il n’en a pas fait une seule depuis 2 ans.  Il demande toujours autant d’attention, c’est le genre de petit garçon de 5 ans qui est bien speed et un peu toujours dans la lune. Mais à part, son extrême sensibilité du moment et c’est bien normal, je m’interroge sur cette façon si facile de poser le diagnostic d’un enfant en “très grande souffrance”. Je trouve cela exagéré. C’est comme si on disait qu’il faut obligatoirement qu’il soit dans cet état. Je crois qu’on peut être triste mais continuer à aimer la vie et garder sa perception enfantine sur les choses.

Cela étant, nous irons voir le pédo-psy mais moi je veux faire confiance aussi à mes fils dans leur capacité à prendre le dessus sur les évènements et non être du genre “t’es triste? t’es triste? non mais si, t’es triste”.

Chroniques d’une fin d’histoire

Evidemment, je ne l’ai pas mentionné dans mon billet précédent. Mais mon départ s’est fait dans la douleur… G est venu chercher les enfants samedi matin pour que je puisse déménager. Il a été odieux (et c’est bien normal) me parlant comme à un chien, fouillant du regard dans les cartons préparés et prenant le petit sac de jouets et de livres pour les enfants en me lançant que je n’avais pas à me servir, que nous devions partager les choses ensemble. (Du coup, j’ai passé le dimanche avec les enfants chez moi sans jouets ou livres (un peu dur).) Il a pris les enfants et puis est parti.

 

 Il était prévu qu’il passe la journée avec T, une journée entre « grands », et bien non, il a passé sa journée à bricoler à son travail, et livré T à sa mère. Comme je ne savais pas si je pouvais tout installer le samedi, nous avions aussi parlé qu’il garde les enfants un peu le dimanche et hop, il voulait réitérer en donnant encore les enfants à sa mère pendant son week-end bricolage. DU coup, quand il m’a balancé que c’était un week-end difficile pour les enfants, j’ai eu envie de lui balancer « et toi, tu étais où ? ». Mais je me suis retenue car je sais bien à quel bien il est dans une situation de détresse. C’est aussi cela qui est dur, d’osciller entre la compréhension de son attitude et le fait aussi de rester vigilante sur la façon dont on entoure les enfants…Sa colère passera un jour, et en attendant pour nous aider, il me reste à faire preuve de patience quitte à endosser toutes les responsabilités du monde.

 

 Nous avons reparlé de la thérapie, Darkmabious. Et bien, la situation est complètement changée, il ne veut plus faire de thérapie conjugale, il dit que cela ne sert à rien, que je ne l’aime plus et qu’il a de toute façon envie de passer à autre chose. Il attend en clair que je demande le divorce. Du coup, je me suis retrouvée dans la situation où j’ai insisté pour qu’on la fasse avant d’engager toute procédure et qu’on arrive à se parler. J’attends que tout s’apaise un peu et puis on avisera après. Je trouve que cette thérapie est indispensable car elle peut nous aider à nous séparer en douceur… Spip, je sais que si tu passes par là, mon point de vue te fera bondir mais je trouve que pour les enfants et nos futures vies de couples, passer par une thérapie est une chose saine et positive. Elle nous aidera à parler de notre histoire sans faire des bonds dès que l’on prononce le nom de l’autre.

 

 G a engagé un pas de plus dans la scission entre nos deux familles (c’est clair, c’est moi qui ai tiré la 1ère en le quittant), mais il a demandé à ma mère de ne plus garder les enfants le lundi à son domicile (mon ex-domicile) préférant que cela soit son père qui le fasse. Or le problème c’est que son père, moi, je ne le vois pas être capable de gérer deux enfants aussi petits. Mais je ne dois pas m’en mêler, ce n’est que mon point de vue, je ne lui fais pas confiance c’est tout, non pas en termes de danger mais en termes de pêche et d’entrain. Ce qui m’inquiète aussi, c’est que du coup, il n’y a plus de liens pour les enfants entre nos deux familles, ma mère était la seule à fréquenter encore son gendre, moi plus personne ne m’adresse la parole… je suis rayée de la liste… c’est ainsi…

 

 Et puis, pour terminer dans la glauquerie, G n’a pas manqué avant que je parte de me faire signer des papiers comme quoi je renonce à mes parts sur sa société… de me demander ma paire de clés avant de claquer la porte… Dois-je d’ailleurs garder un double au cas où ? je suis propriétaire à 50 % et dispose également de la moitié du mobilier. SI je n’ai plus accès à l’appartement, comment je fais ? est-ce légal d’ailleurs ?

 

Bref, de toute façon, il était impossible d’imaginer que cela se passe bien… ce qui me fait le plus de peine, c’est que j’ai cessé de l’aimer en tant qu’amant mais le regarde avec énormément d’affection… et lui, il me déteste, me hait, ne veut plus avoir affaire à moi. C’est tout à fait compréhensible, je ne peux pas demander le beurre et l’argent du beurre mais c’est dur… et du coup, à son tour de me rejeter et à moi de souffrir…Maintenant, il est clair qu’il nous faut  construire nos vies et que la distance va s’intaller  insidieusement  parce qu’elle est nécessaire pour lui et pour moi… Le divorce apparaît inévitable…

Demain, une nouvelle vie

Je vous ai pas trop donné de nouvelles dernièrement. Alors je vous dis tout d’un coup. j’ai signé mon bail dimanche dernier. Franchement à revoir l’appartement je regrette pas du tout. Il est nickel pour mes loulous et moi…

Ce soir, je fais l’état des lieux et j’aurais mes clés, les clés de mon chez moi… Bizarre à dire quand même alors que je suis propriétaire de l’appartement où reste mon mari… Mais voilà, demain je déménage, j’ai réussi à trouver un camion, des copines et le minimum vital pour m’installer tranquillement… Ca va être bonnard…

Je suis heureuse et en même temps, je vous avoue que j’ai peur… C’est la première fois que je vais vivre toute seule, après 7 ans de vie commune avec G. Je suis à la bordure, à la lisière d’une nouvelle vie… laquelle? j’espère qu’elle sera bonne, heureuse et pleine d’épanouissement… j’ai quand même un peu de nostalgie à l’idée de quitter l’appartement où mes enfants ont grandi…  cela fait bizarre… je pense que c’est normal de ressentir cela…

Mais, je suis quelqu’un qui va de l’avant (ce qui ne veut pas dire que je ne regarde non plus jamais derrière…); il faut que je m’aménage un coin douillet, tranquille et où je fais refonder des souvenirs aussi… T., mon fils de 5 ans, a hâte de voir l’appartement, il a l’air enthousiasmé… il vient m’aider à décorer l’appartement et surtout sa chambre dimanche… je pense que cela lui permettra de s’appropier l’endroit… enfin, il faudra que je reste vigilante sur la transition et sur leur état d’esprit, à mes deux petits loulous… c’est aussi pour cela que j’ai peur… pour eux et pour moi… mais je ferais tout pour eux…

La culpabilité: morale ou zeste d’amour?

img_5864.jpg

Je rebondis sur les commentaires liés à mon post précédent sur mon sentiment de culpabilité vis-à-vis de G.

MàJ 18h41: voici un lien vers une chanson de BazBaz qui traduit exactement l’attente de G et ce qu’il a pu me dire cet été… et là, comment je ne peux ne pas culpabiliser?  Il suffit de cliquer sur la chanson “tout ce que tu veux”, la deuxième… 

Oui, c’est certain, je culpabilise:

- de détruire la vie de mon mari en le quittant,

- vis-à-vis de mes enfants, notamment R. qui a seulement 17 mois et qui n’aura jamais aucun souvenir de ses parents ensemble,

- parce que je n’ai jamais fait souffrir autant quelqu’un,

- parce que le regard des autres me démontre leur désapprobation

- parce que je me sens libérée et soulagée

- parce qu’une nouvelle vie s’offre à moi

-et, parce que je vis une belle histoire avec C.

Alors ma question serait: est-ce que je me sens coupable en référence à l’expression d’un morale judéo-chrétienne qui me fait penser que faire souffrir et être égoîste, ce n’est pas bien? ou bien est-ce parce qu’il me reste en substance un zeste d’amour pour G et que je ne m’en suis pas aperçue???

plénitude…….

Il y a des fois des signes qui ne trompent pas et qui font du bien quand ils reviennent… Hier soir, alors que je découpais des oignons, je me suis surprise à chanter, à danser, à sourire jusqu’aux oreilles… cela faisait tellement de temps où cette émotion, ce ressenti d’une plénitude absolue, d’un réel bonheur, n’était plus là, masqué derrière la fatigue d’un quotidien marqué par la double journée que fait la femme, (et certains hommes aussi!!)…

Longtemps que le fait de préparer à manger n’était plus synonyme de partage, de rassemblement autour d’un plat simple pour être ensemble tout simplement…. Là, hier soir, j’étais si bien que je me suis remise à fredonner, à espérer, à me sentir vivante!!!! Pendant un court instant, j’ai pensé à mes enfants qui sont loin de moi, j’ai eu une bouffée d’angoisse en me disant quelle femme je suis, pour être heureuse alors qu’ils ne sont pas là… et puis, c’est passé aussi vite que c’est venu…

j’ai juste savouré ce moment où tout va bien… et puis, quand j’ai regardé C., j’ai senti mon coeur battre à 300 à l’heure,  il m’a souri, pris dans les bras comme si il avait palpé cette plénitude, et on s’est longuement regardé béats… c’était un grand moment, très simple, si simple!!!

Mes petits bouts

Il est 6h30, j’étais tellement surexcitée d’attendre la réponse pour l’appart que j’ai reglé mon réveil une heure trop tôt (à 5h30!!!), le temps de prendre la douche, et boire le ptt café qui va bien… et là de m’apercevoir qu’il était 6h00 et non 7h

du coup, j’en ai profité pour regarder mes petits loulous dormir, ils sont si beaux et tellement petits aussi… J’en profite car je ne les revois que mercredi soir… Ils vont me manquer… C’est sûr que la garde alternée c’est pas chose facile pour chacun des parents… t’as cette impression qu’il te manque un bout de toi… des bouts de coeur… une part de bien-être et de plénitude que tu laisses quand tu les quittes et qui t’emplit dès que tu les revois et qu’ils te sautent au coup…

Me revoilà partie pour trois jours et deux nuits sans eux en mode sans domicile… Faut que je me trouve une cops pour squatter… mais bon, normalement, aujourd’hui, je devrais savoir si ce mode semi-SDF s’arrête… il faut que cela s’arrête, bientôt trois mois, que je pérégrine toutes les 48h en dehors de la maison… il faut que j’ai un chez moi… j’attends… voilà, il me faut juste un lieu, un toit pour vous accueillir, vous mes petits bouts de coeur pour que je puisse avoir votre odeur, vos vêtements, vos jouets à ranger, même quand vous n’êtes pas là… je vous aime plus de tout, T. et R.!!!

Garde alternée et découverte

J’ai récupéré mes petits loulous hier soir… ce sont mes deux jours de garde cette semaine (lundi et mardi)… quel bonheur!!! et puis ce matin, au moment du petit déj, j’ai découvert que T., 5 ans, se servait ses céréales tout seul, buvait son lait au bol… et que R., 17 mois, prenait son biberon tout seul aussi…

Paf,  ils ont grandi mes petits anges… C’est le lot qui m’attend dans la garde alternée, y a des petits pas comme cela auxquels je n’assisterais pas… et que je découvrirais un matin ou un soir aux détours d’une scène de la vie quotidienne..

Une nouvelle semaine qui commence

di.jpgAu menu de la semaine:

Une recherche d’appartement, j’ai revu mon loyer à la baisse et pars pour un 2 pièces pour me caser avec mes deux loulous… Bon, ce sera pas Versailles mais ils en auront plein de bonheur à la maison, et puis celle de papa spacieuse et confortable… on ne peut pas tout avoir

Mercredi/Jeudi: deux jours avec mes bouts de chou; avec G., après l’affrontement de la semaine dernière, on est tombé d’accord sur la garde alternée, non pas en mode 7 jours chacun mais 2/3 jours par semaine et un week-end en alternance…. ouf, je commence à voir le bout et me dis que la situation va être plus claire pour Titi, mon grand garçon de 5 ans qui a décidé de compter en nombre de dodo

Du job à foison en mode OpenSpace avec reprise de patate suite à une relative déprime qui a marqué l’été et ma séparation avec G.

Une petite tribulation au bord de la mer avec C., le week-end prochain parce qu’il faut aussi respirer et s’amuser, il paraît que c’est bon pour le moral, et je suis preneuse de tout ce qui peut me porter…

Bref, plein de projets pour avancer …

 

Déchirures (I)

Les enfants sont rentrés hier soir avec leur papa, G.. Deux petits garçons qui m’ont bien manqué pendant ces 10 jours, mes loulous, la prunelle de mes yeux….

Ils ont mis du temps à rentrer, G. oscillant entre “je rentre” ou “je sais pas quand je rentre“… ils auraient déjà dû rentrés mardi mais le retour a été décalé de deux jours de plus… Je comprend G. qui est dans une position où reprendre le chemin de Paris voulait dire se reconfronter à la réalité de la séparation et du divorce… Je crois que c’est une situation très dure à vivre pour lui, partisan de la nouvelle chance à notre couple…

Et puis, voilà, j’arrive à la maison, je vois T., 5 ans qui me saute au cou, et puis R., 16 mois avec un grand sourire qui hésite entre venir ou repartir…. Et là, coup de poignard, G. descend pour chercher les bagages et Rom se met à hurler, à pleurer et à appeler “maman, maman“. Alors que moi j’étais là et qu’il ne me calculait même plus… J’ai finalement réussi à détourner son attention, et à lui expliquer doucement en jouant que “Maman, c’était moi et que j’étais là….”

G. remonte et je lui explique ce qu’il vient d’arriver et me dit que R. n’a pas arrêté de l’appeler Maman pendant les vacances… Et y avait sur son visage comme un air de revanche, genre “ma petite cocotte, cette situation c’est de ta faute, t’assume”… , et puis il lâche: “de toute façon, va falloir que tu t’y prépare, ils vont en chier, je vais en chier, faut arrêter d’être aussi naïve…tu nous quittes moi et les enfants“.

Et voilà, là y a tout qui s’effondre…. où j’ai bien compris que dans cette histoire de couple, le papa en grande souffrance en ce moment impliquait ses deux fils dans la rupture comme si j’abandonnais toute la famille… moi, il va falloir que j’essaie de garder la tête bien froide pour accompagner mes enfants…

Après une fois cette chose dite, et moi mes pleurs dissimulés dans ma gorge, j’ai pris le temps de m’occuper des ptts loulous, de les câliner, de jouer et de me dire que si les adultes font face, eux ils le feront aussi..