Evidemment, je ne l’ai pas mentionné dans mon billet précédent. Mais mon départ s’est fait dans la douleur… G est venu chercher les enfants samedi matin pour que je puisse déménager. Il a été odieux (et c’est bien normal) me parlant comme à un chien, fouillant du regard dans les cartons préparés et prenant le petit sac de jouets et de livres pour les enfants en me lançant que je n’avais pas à me servir, que nous devions partager les choses ensemble. (Du coup, j’ai passé le dimanche avec les enfants chez moi sans jouets ou livres (un peu dur).) Il a pris les enfants et puis est parti.
Il était prévu qu’il passe la journée avec T, une journée entre « grands », et bien non, il a passé sa journée à bricoler à son travail, et livré T à sa mère. Comme je ne savais pas si je pouvais tout installer le samedi, nous avions aussi parlé qu’il garde les enfants un peu le dimanche et hop, il voulait réitérer en donnant encore les enfants à sa mère pendant son week-end bricolage. DU coup, quand il m’a balancé que c’était un week-end difficile pour les enfants, j’ai eu envie de lui balancer « et toi, tu étais où ? ». Mais je me suis retenue car je sais bien à quel bien il est dans une situation de détresse. C’est aussi cela qui est dur, d’osciller entre la compréhension de son attitude et le fait aussi de rester vigilante sur la façon dont on entoure les enfants…Sa colère passera un jour, et en attendant pour nous aider, il me reste à faire preuve de patience quitte à endosser toutes les responsabilités du monde.
Nous avons reparlé de la thérapie, Darkmabious. Et bien, la situation est complètement changée, il ne veut plus faire de thérapie conjugale, il dit que cela ne sert à rien, que je ne l’aime plus et qu’il a de toute façon envie de passer à autre chose. Il attend en clair que je demande le divorce. Du coup, je me suis retrouvée dans la situation où j’ai insisté pour qu’on la fasse avant d’engager toute procédure et qu’on arrive à se parler. J’attends que tout s’apaise un peu et puis on avisera après. Je trouve que cette thérapie est indispensable car elle peut nous aider à nous séparer en douceur… Spip, je sais que si tu passes par là, mon point de vue te fera bondir mais je trouve que pour les enfants et nos futures vies de couples, passer par une thérapie est une chose saine et positive. Elle nous aidera à parler de notre histoire sans faire des bonds dès que l’on prononce le nom de l’autre.
G a engagé un pas de plus dans la scission entre nos deux familles (c’est clair, c’est moi qui ai tiré la 1ère en le quittant), mais il a demandé à ma mère de ne plus garder les enfants le lundi à son domicile (mon ex-domicile) préférant que cela soit son père qui le fasse. Or le problème c’est que son père, moi, je ne le vois pas être capable de gérer deux enfants aussi petits. Mais je ne dois pas m’en mêler, ce n’est que mon point de vue, je ne lui fais pas confiance c’est tout, non pas en termes de danger mais en termes de pêche et d’entrain. Ce qui m’inquiète aussi, c’est que du coup, il n’y a plus de liens pour les enfants entre nos deux familles, ma mère était la seule à fréquenter encore son gendre, moi plus personne ne m’adresse la parole… je suis rayée de la liste… c’est ainsi…
Et puis, pour terminer dans la glauquerie, G n’a pas manqué avant que je parte de me faire signer des papiers comme quoi je renonce à mes parts sur sa société… de me demander ma paire de clés avant de claquer la porte… Dois-je d’ailleurs garder un double au cas où ? je suis propriétaire à 50 % et dispose également de la moitié du mobilier. SI je n’ai plus accès à l’appartement, comment je fais ? est-ce légal d’ailleurs ?
Bref, de toute façon, il était impossible d’imaginer que cela se passe bien… ce qui me fait le plus de peine, c’est que j’ai cessé de l’aimer en tant qu’amant mais le regarde avec énormément d’affection… et lui, il me déteste, me hait, ne veut plus avoir affaire à moi. C’est tout à fait compréhensible, je ne peux pas demander le beurre et l’argent du beurre mais c’est dur… et du coup, à son tour de me rejeter et à moi de souffrir…Maintenant, il est clair qu’il nous faut construire nos vies et que la distance va s’intaller insidieusement parce qu’elle est nécessaire pour lui et pour moi… Le divorce apparaît inévitable…