Torpeur perso (Part One)

Chose promise, chose dûe, je reprend l’écriture après une bonne phase de digestion… Il en faut pour prendre le recul nécessaire afin de ne pas se laisser bouffer ni par la culpabilité ni par la désinvolture qui ferait table rase du passé sans en avoir compris l’essence. Je vais donc vous parler de pas mal de choses en 3 posts qui se suivront ces prochains jours, avant de réamorcer une écriture plus régulière. C’est toujours utile il paraît ce genre d’exercice de mise au point (promis, je ne consulte pas encore!!!).

Première chose: l’atteinte par la torpeur…. qu’est ce qu’elle nous raconte, la Delaroze????

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Retour sur: mes 3 billets et vous

Il y a trois billets et leurs nombreux commentaires qui ont marqué l’histoire de ce blog. j’ai tout relu et voici mon état d’esprit:

- ma grande question sur le bonheur, en suis-je capable? je dirais oui aujourd’hui, je m’ouvre de plus en plus aux autres…

- le syndrome de la culpabilité que j’ai porté pendant de nombreux mois; 9 mois après, il disparaît doucement grâce à mes enfants

- et nos théories sur le coup de foudre, qui finalement avec C n’en est pas un, car je l’aime plus aujourd’hui qu’au début de notre histoire… c’est maintenant que je le découvre et que je me découvre….

Ah, l’amour…

Bon, je préviens, ce soir, c’est ambiance psy, je me triture le cerveau…

il y a une question qui me taraude depuis quelque temps, je pense que tout le monde se l’est posé un jour ou l’autre quand il a fallu faire des choix. Je me demande comment l’amour peut faire basculer tes choix, comment l’irrationnel de sentiments naissants peut te faire prendre une autre route que celle que tu t’étais fixé… Oh, il n’y a rien de nostalgique dans ce que j’écris, je suis très heureuse aujourd’hui avec un autre que mon mari.

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a flux tendu

y a de ces semaines où tu te demandes comment tu vas faire pour survivre et ne pas succomber de fatigue. J’ai vu le notaire avec G qui a découvert l’étendue de ce que signifiait la communauté universelle de biens, il manquait des papiers alors que je lui avais donné la liste… bref, encore la désorganisation légendaire de mon mari…

je dois finir une étude ce soir (cette nuit) alors que le rendu n’était prévu que plus tard dans la semaine… Mon boss a essayé d’abord de plaider le coup du c’était prévu comme cela avec le client, heureusement chef de groupe a bien appuyé le fait que ce n’était pas le cas… donc au délà de nos divergences perso, il reste entre nous au moins quelque chose de pro….

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Négoce et finance: la partie hard du divorce

Le RV chez le notaire est fixé, j’ai finalement décidé de l’appeller moi-même étant donné l’inertie de G à ce sujet qui est toujours débordé (à tous les niveaux) et qui n’a pas encore compris qu’il lui faudra maintenant être un peu plus organisé, maintenant que madame n’est plus là pour gérer les affaires courants… et tac (je sais c’est bas, mais ca fait du bien)…

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Mes beaux-parents….

c’est cela qui est “curieux” dans une fin d’histoire d’amour, c’est qu’elle semble sceller la fin de tous un tas de relations, notamment celles avec la belle-famille. depuis la rupture, je n’ai plus aucunes nouvelles, ni des mes beaux-parents, ni de mes belle-soeurs avec qui j’étais très proche, ni de mon beau-frère, papa de mes deux neveux que je ne suis pas prête de revoir… je trouve cher le prix à payer pour avoir rompu avec un homme que je n’aimais plus. C’est difficile de savoir si je dois leur en vouloir de cette attitude ou bien rester dans l’attente que cela passe… est-ce moi qui dois tendre une main? ou bien n’est-ce plus mon problème? Est-il possible de trouver des relations harmonieuses tout en étant séparée de son conjoint? Car en filigrane, la seule vérité est que mes enfants sont leurs petits fils et leurs neveux et je reste leur maman. Et pour mes loulous, il n’y a qu’une seule famille. Je ne sais pas quoi faire.

L’abandon de la colère

J’aurais pu m’emporter face au mensonge de G et de son ex, j’aurais pu me venger de tous les affronts que j’ai connu en 9 ans tellement sa présence me mettait mal à l’aise et l’inertie de G qui ne faisait qu’amplifier le phénomène. Finalement, cela ne sert à rien car n’ayant plus d’amour pour G, c’est une colère illégitime et en quelque sorte fabriquée qui ne me servirait qu’à régler des comptes du passé. Je préfère aller vers la sérénité car je crois que j’ai besoin aussi que mon futur ex-mari aille mieux pour que moi aussi, j’explose de joie et de bonheur.

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Demain fight for new job & new life

Bon maintenant que je commence ma digestion de la news du début d’année, je me prépare à mon entretien d’embauche pour un poste dans un gros institut d’études. J’ai RV demain en fin de journée pour un emploi qui correspond à première vue à ce que je recherche et dans un institut que je connais déjà. Donc, je mise tout demain car je pense aussi que démarrer un nouveau job permettra de faire une réelle césure avec l’année 2007. Et puis, personne n’est irremplaçable alors comme je fais du boulot de merde, donc pas de prime, pas d’augmentation et pas de prise de responsabilités, je me dis qu’ils vont pas être malheureux et arrêter de me faire le chantage aux horaires aménagés. Je finirais mon job avec la même exigence de qualité voire plus pour leur montrer de quoi je suis capable. Mais dès que vient l’opportunité, je m’envole pour de nouveaux horizons professionnels.

Quant au divorce, les choses s’accélèrent, nous passons bientôt devant le notaire pour faire la liquidation des biens, et puis l’avocat qui entérinera notre convention sur laquelle (c’est une chance) nous sommes d’accord. Et puis, chacun vivra sa vie et je pense que cela va aussi certainement libérer G. Et j’avoue que je vais pouvoir penser à souffler et m’occuper pleinement de mes petits bouts de choux. Il y a comme une espèce de vent nouveau qui vient de se lever… j’espère qu’il en est de même pour vous, comment allez-vous en ce début d’année?

Un début d’année stupéfiant…

Déjà, une bonne année à vous tous (Darkamabious, Dr Hell, Fabien, Fred, Anais, Casallywood Charnel, 7didane, Pascal et pierre En particulier….)…

Me voilà donc revenue sur le blog, et depuis quelques jours de mon week-end de break en province en compagnie de C. En quelques mots, c’était un moment génial et apaisant, en parfaite rupture avec mon quotidien et cette année 2007 qui fut une année à jamais marquante dans ma vie. Mais, moi qui voulait commencer la nouvelle année sur du positif, en commençant à tourner la page de mon histoire avec G, je fus fort surprise de découvrir……

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Il devient ex un peu plus chaque jour

j’ai été tellement attachée à mon mari pendant des années qu’au moment de notre séparation et jusqu’à présent, je mettais G toujours dans le camp de mes relations indispensables, type les gens qui gagnent à être connus… et puis, dernièrement, j’ai observé que je faisais le deuil de notre histoire et que je le considérais de plus en plus comme un étranger dans ma vie personnelle d’aujourd’hui (et non celle avec les enfants, c’est évident).

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RV de ce matin

G et moi avions notre deuxième Rv avec les deux psys ce matin sans les enfants. Autant le premier avait été très dur pour G, autant celui de ce matin l’a été pour moi. Comme nous étions seuls, j’ai craqué et pleuré. Ca a été assez libérateur, je dois dire car je ne pleure quasiment jamais, à tort peut-être.

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Deuxième RV

Demain, nous avons RV G et moi au cabinet des deux psychothérapeuthes, sans les enfants. Nous allons pouvoir aborder sans retenue toutes les questions qui nous taraudent: qu’est-ce qu’on a le droit de dire? qu’est ce qu’il faut éviter? comment leur parler du divorce à venir? ect…

J’ai eu G au téléphone hier et il m’a fait part des charges considérables qu’il a. Je pense qu’il se dirige vers l’idée de vendre l’appartement. Moi, je reste en retrait, je suis toujours d’accord pour qu’il le garde. C’est à lui de voir. Je dois appeler l’avocat tout à l’heure pour notre premier RV avant la mise en route judiciaire.

La perception des enfants

C’est chulie qui par son commentaire (très apaisant au milieu du tumulte), m’a interpellé. Est-ce qu’un enfant, dans l’amour qu’il porte à son papa et à sa maman, peut en vouloir naturellement à l’un ou l’autre dans la décision de partir? Chulie me dit qu’elle a préféré une maman quitteuse et épanouie à une maman qui serait restée et qui ne l’aurait pas bien vécu…

Je me demande simplement comment ils peuvent en arriver à juger négativement la décision de leurs parents. J’ai lu beaucoup de commentaires sur le blog faisant état de ce que pourraient être les conséquences sur la “destruction” de la famille. Je comprends cette position, mais forcément de mon bord à moi, j’ai davantage une perception positive de l’avenir… sinon ca sert à rien… tu restes à te culpabiliser toute ta vie… Le but est d’assumer ses choix et je crois qu’il y a un moment où il faut avancer… et commencer à amorcer le fait que tu te sentes bien dans ta posture de quitteuse… ce qui pour l’instant n’est pas franchement le cas encore pour moi…

Bref, tout cela pour dire, que si les enfants te sentent bien, qu’ils reçoivent autant d’amour qu’avant, que papa et maman se parlent, qu’ils nous voient ensemble, qu’on aille voir un thérapeute à 4, il n’y a pas de raisons pour qu’ils puissent eux aussi traverser la séparation de leurs parents  tranquillement en comprenant les tenants et les aboutissants… dans la recomposition de la cellule familiale que nous imaginons ensemble, G et moi (tous les deux, la quitteuse et le quitté), nous avons à coeur que nos enfants aient une vision de notre séparation loin de toute dramaturgie liée aux valeurs chrétiennes ou autres… (et pourtant G est croyant, c’est dire…)

 Ce qui est fou, c’est quand je lis des commentaires passionnés parce que y a de la souffrance derrière tout cela, je me dis que celui qui nous donne à tous (oui, tout le monde) la meilleure leçon de vie, de sérénité, d’apaisement, et finalement pour l’avenir, c’est G.  Il m’en veut c’est clair, on a des points un peu complexes à dénouer, mais il a une démarche: c’est l’avenir de nos enfants qui ne passent pas pour lui dans l’arrêt d’une relation de couple…

du baume au coeur

Nous avons très bien fait d’emmener nos enfants voir un psy. Elles étaient deux pour nous accueillir et nous avons pu chacun exprimer nos doutes et nos questions quant à l’avenir de nos enfants.

G était au bord des larmes pendant toute la séance, ca a été dur de le voir comme cela mais au moins ce n’était pas moi qui là le guidait pour qu’il exprime ce qu’il ressent, mais les deux psys. Sur le mode de la garde alternée, elles jugent que ce que l’on a mis en place correspond à notre façon d’être parents et que pour des enfants aussi petits, la régularité et cette fréquence sont plus qu’importantes. Car le tout petit, R. en l’occurence, 18 mois, peut avoir une notion du temps de 2 à 3 dodos mais que  7 étaient beaucoup trop longs. Je suis soulagée de savoir qu’on a fait un bon choix, c’est une donne très positive dans la construction de cette “nouvelle” famille non plus à partir du couple mais à partir de nos enfants.

Quant à la façon dont se conduit T, 5 ans, avec son papa où il exprime des craintes et des angoisses, et avec sa maman où il est plus dans l’action, le jeu, elles pensent qu’il a trouvé en chacun de nous différents moments parce que fondamentalement, nous sommes deux personnes différentes. Et là, il sait qu’il peut exprimer plein de choses en fonction de qui est avec lui ce jour là.

Elles nous ont proposé deux temps: une séance avec G et moi seulement pour qu’on puisse tout dire et poser toutes les questions librement, et une séance en alternance à 4 pour que les enfants aient un terrain neutre dans lequel ils puissent être guider pour s’exprimer autour de notre séparation.

Je suis contente, car nous allons être accompagnés et non plus des parents seuls qui essaient de se débrouiller. Et elles ont bien insistés que personne n’était parfait, et qu’il fallait qu’on se donne du temps pour faire tous deux le deuil de notre relation. Et j’ai apprécié qu’elles puissent aussi intégrer le fait que même si je suis celle qui quitte, j’ai aussi un deuil à faire.

J’ai donc du baume au coeur cet après-midi  parce qu’enfin, nous allons pouvoir envisager de nous reconstruire de façon positive pour nos enfants. Nous allons pouvoir agir.

Un noël sans eux?

Cela fait plusieurs fois que je demande à G qui prend les enfants le mardi 24 au soir pour fêter Noël. Et à chaque fois, il me dit qu’il ne s’est pas encore décidé… ça m’énerve, y juste à en discuter. J’ai l’impression d’être assujettie à sa décision alors que c’est le genre de choses qu’on doit voir ensemble. Il y a une chose par contre qu’il n’a pas tardé à m’imposer, c’est qu’il n’aura pas les enfants le soir du réveillon, le 31 décembre, il me les rend le matin.

Il n’a pas oublié d’être malin… Enfin, il faudra m’attendre à ce genre de choses…

RV est pris

G et moi avons RV samedi prochain avec deux psy et nos enfants afin de faire un bilan. Nous voudrions voir si ils vont bien et si le mode de garde alternée choisi est en adéquation avec leur bien être. G pense que nous devrions envisager d’opter pour une alternance 1 semaine/1 semaine alors que pour l’instant nous sommes à 2 ou 3 jours d’alternance en fonction des week-ends. Moi, j’avoue que je ne suis pas pour. Car l’absence de l’un ou l’autre des parents pendant autant de jours peut être mal ressenti et de plus, il s’avère aussi que ce n’est même pas nous qui profiterions de nos enfants dans la semaine. Nous devrons alors les faire garder par les grand-parents ou par une baby-sitter vu nos emplois respectifs assez prenants.

Le mode de garde actuel permet que cela soit l’un des deux parents en alternance qui s’en occupe et je trouve que c’est tjrs mieux que de confier ses enfants à un tiers. De l’autre je m’interroge aussi sur ce qui doit prévaloir: est-ce la stabilité en termes de lieu de résidence qui est important? c’est ce que sous-entend G, pour lui, le fait qu’ils alternent tous les deux ou trois jours soit chez lui ou soit chez moi ne peut être que déstructurant… ou bien alors est-ce la présence très rapprochée dans le temps de chacun des parents qui mérite d’être retenue? vision que moi je privilégie…

l’après…

il y a comme une félûre, un sentiment de tristesse qui n’arrive pas à disparaître… pourquoi a-t-il fallu lui faire tant de peine? pourquoi ai-je dû passer sur tous ces souvenirs où nous étions heureux pour ne lui donner qu’à la fin de notre histoire un sentiment de trahison et l’une des plus profondes blessures qu’il aura dans sa vie? la culpabilité revient et c’est pas la saison qui aide.

Maintenant, il me faut gérer l’Après, cette vie que j’ai choisi envers et contre lui. Parce qu’il ne peut pas avoir d’autres voies que celle du bonheur, sinon les choix que tu fais ne sont pas les bons. Il faudra bien que j’apprenne à ne plus être celle qui a trahie pour aller vers celle que je veux être…

C’est en cela que je parle de redonner du sens à ma vie: quitter la peau de la femme coupable et honteuse, peinant à se détacher du passé pour une autre, celle d’une femme épanouie qui a fait des choix difficiles. Mais je vous avoue que c’est loin d’être simple et je sais bien qu’à chaque fois que je regarde nos deux garçons, je ne pourrais que savoir, et ce toute ma vie, qu’un jour, j’ai fait basculer le destin de toute une famille.

c’est aujourd’hui

Je vous en avais parlé la semaine dernière, ce jour, nous devions fêté nos 9 ans de vie commune. J’ai appelé G hier soir pour lui faire part de ma décision qu’on ne se verrait pas ce soir… pour une raison très simple, c’est que la symbolique est beaucoup trop forte et que cela n’a aucun sens de se voir dans ce contexte pour aborder la suite de notre séparation.

Nous avons parlé encore longuement avec diplomatie et une écoute respective… il a parlé de son mal-être, de sa souffrance non plus tellement en tant que conjoint mais en tant que père qui ne peut pas voir ses enfants tous les jours… je ressens aussi la même chose. Le plus cruel dans cette histoire-là, c’est que justement quand un couple se sépare, même leur statut de parents s’en trouvent fondamentalement modifié, la présence quotidienne n’en parlons même pas… et encore une fois, je sais que c’est moi qui ai crée cette situation. cela me fait beaucoup de peine pour lui, pour nos enfants et pour moi…

Il m’a clairement posé la question du moment où je vais lui annoncer que je veux divorcer, le plus fou c’était qu’il me dit qu’il sait que je ne vais pas changer d’avis, et que la moindre des choses c’est de lui redonner sa liberté et qu’il puisse passer à autre chose. Encore une fois, il a raison. Je lui ai répondu qu’évidemment, il était hors de question de l’acculer dans une position où à force de le faire attendre, ce sera lui qui prendra la décision…(je pense à toi, Parmi)… mais que je ne pouvais pas discuter de cela par téléphone… il faut que je le voye pour qu’on en parle… on a décidé de se voir au mois de novembre…

il a évoqué l’avenir et le fait qu’on refasse nos vies chacun de notre côté… il a peur que quelqu’un prenne sa place… je ne sais pas su lui répondre autre chose qu’il sera le seul papa de nos enfants… je ne sais pas quoi lui dire d’autres… c’est là où même si nous pouvons parler ensemble de manière sereine où le dialogue a ses limites… toutes nos angoisses, nos peurs, nos projections dans l’avenir… comment peut-on savoir? comment moi qui l’ai quitté puis-je avoir la prétention de lui présenter une vision de l’avenir radieuse et positive? je n’en ai pas le droit et du coup, je ne peux rien lui dire non plus…

Ce  soir, c’est sûr que je penserai à nous, à notre histoire… je ne suis pas avec les enfants alors j’ai opté pour un diner entre filles pour ne pas rester seule pour ne pas affronter la réalité du traumatisme que j’ai infligé à tout le monde… je sais que pour lui, la soirée va être horrible avec plein de choses qu’il va ressasser… G, je suis profondément navrée pour tout…

C’est fini, je rends les clés…

c’est un symbole… mais tellement parlant… je rends les clés de mon ancien appart à G ce soir. Il désire tourner la page et ne souhaite pas que je puisse accéder à l’appartement dont nous restons propriétaires à 50% chacun. Je suis partie sur le postulat de la confiance: Il ne doit rien vendre ou donner sans mon consentement et sans que j’en récupère aussi la moitié des sommes vendues… et si j’ai besoin d’accéder à l’appartement, je devrais lui formuler une demande express dans ce sens…

l’argent redevient un sujet un peu épineux. Il a enlevé toutes les procurations de l’épargne que nous avions mis de côté, les a utilisé pour payer ses charges professionnelles et n’a même pas pensé à partager les intérêts. Son postulat, c’est que c’est de l’argent que lui seul a mis de côté. Chose à laquelle je rétorque: que oui, vu la différence de salaire, mais j’ai gardé les enfants, et j’ai payé toutes les courses alimentaires et la nourrice avec mon salaire…

Beurk, c’est une polémique qui me dégoûte…  moi je vois que je suis à 45% d’endettement avec mon loyer, que je ne serais jamais propriétaire si je reste seule, et que je ne peux même pas payer des vacances aux enfants… lui part en vacances à Noël, et parle de partir à l’étranger avec les enfants l’année prochaine… il reste propriétaire et usufruitier de l’appartement . Je crois qu’il ne se rend pas compte vu les sommes qu’il brasse… je sais qu’il a beaucoup de charges mais il n’a pas conscience de tout le patrimoine qu’il a entre les mains (sa société, sa clientèle, l’appartement, le mobilier, et le patrimoine immobilier de ses parents ect;..).

Maintenant, il me reste à me blinder un peu pour commencer à voir un avocat et comprendre quels sont mes droits et quels sont les siens…. mais j’avoue que je ne suis pas encore prête à engager ce type de procédure… Quand tu es marié, je trouve que clotûrer son histoire de manière juridique est triste et pathétique… A quand le CDD du mariage où tous les 3 ans, tu renouvelles ton engagement ou non???

Samedi soir, un test…

pour la visibilité de la relation que j’ai avec C vis-à-vis de mes amis et ceux que j’ai aussi en commun avec mon mari… et oui, on peut pas éternellement scinder ses deux vies car C est l’un des meilleurs amis du compagnon de ma meilleure amie (oups, un peu compliqué).

Bref, ce couple d’amis, Jiji et Billy a aussi en commun avec G un autre couple d’ami qu’on nommera François et Adrienne (pour éviter de se perdre avec les initiales); François est l’un des plus vieux anciens amis à G même si je crois que cela doit faire au moins 3 ans qu’on ne l’a pas vu. Adrienne est la première petite amie de G au collège. Bref, samedi soir, ils seront là certainement au courant de la séparation, j’y serais aussi et il y aura aussi mister C, sachant que C et François ont joué pendant 3 ans dans le même groupe et qu’ils sont assez potes.

Se surajoute à cela pour faire dans le compliqué jusqu’au bout: il y aura aussi miss Ally, autre meilleure amie de Jiji (mais que je ne connais pas bcp) qui elle est tombée très amoureuse de C au début du mois de juin, et qui arrêtait pas de le relancer par mail ou en débarquant chez lui à l’improviste. jusqu’à ce que C lui montre clairement qu’il était pas intéressé mais cela ne l’a pas empêchée elle de commencer à lui envoyer après des mails très remontés. C a fini par cloturer son adresse mail.

Mais pour préparer l’anniv de Jiji, elle a été mise en copie des mails ainsi que C; ainsi elle a rechopé hier soir le nvel email de C, et direct, il a reçu un mail ce matin (je n’en connais pas encore la teneur). elle ne sait pas, je crois, que nous sommes ensemble.

Donc vous voyez la soirée de samedi soir risque d’être assez tendue. Mais comme c’est l’anniversaire de Jiji, hors de question que les gens qui se mêlent de mes affaires viennent perturber la fête. J’ai pris le parti d’observer quitte à bien rigoler sur la bétise humaine. La partie va être plus dure pour C car lui, il est en mauvais posture avec la miss (elle est pas commode).

Ce qui va être encore plus drôle, c’est que C et moi ferons comme si nous n’étions pas ensemble… Je crois que je vais me mettre en mode chouille direct, un peu d’alcool aide des fois à relativiser… je vous ferais un compte-rendu lundi…

Dois-je attendre?

Il faudra bien que je prenne la décision dans un avenir proche, que je demande le divorce. Je m’étais dit que j’allais attendre d’avoir déménagé et d’être installée, de laisser passer quelques semaines avant de prendre une décision définitive. Mais j’ai des nouvelles régulières de G. Et il s’avère que pour moi, je ne reviendrais pas, je suis bien comme cela, je n’ai presque plus ce sentiment de culpabilité et je commence à apprécier mon nouveau chez moi.

Le problème étant qu’en ayant G au téléphone, et dans ma position actuelle de prôner un dialogue serein et positif, cela fait émerger chez G l’espoir qu’on revienne ensemble. Or je n’en ressens pas l’envie, même si je reste persuadée de l’opportunité de voir un thérapeute avant de se séparer de manière définitive.  Et quand je vois G essayer à nouveau, de rebondir sur chacune de mes paroles pour me démontrer que je l’aime encore, je me dis au nom de quoi je peux le faire attendre comme cela.

Dans dix jours, nous aurions fêter nos 9 ans de vie commune. Et il veut qu’on se voye ce soir-là parce qu’il ne veut pas être seul mais avec moi sans rien tenter comme il dit. Du coup, je suis partagée, le symbole est trop fort, se voir ce soir-là n’a pas de sens pour moi et ne peut qu’entraîner un nouveau rejet. Mais je me dis que c’est peut-être aussi l’occasion d’apprendre à se séparer en douceur.

Alors je ne sais pas quoi faire. Qu’en pensez-vous?

Chroniques d’une fin d’histoire

Evidemment, je ne l’ai pas mentionné dans mon billet précédent. Mais mon départ s’est fait dans la douleur… G est venu chercher les enfants samedi matin pour que je puisse déménager. Il a été odieux (et c’est bien normal) me parlant comme à un chien, fouillant du regard dans les cartons préparés et prenant le petit sac de jouets et de livres pour les enfants en me lançant que je n’avais pas à me servir, que nous devions partager les choses ensemble. (Du coup, j’ai passé le dimanche avec les enfants chez moi sans jouets ou livres (un peu dur).) Il a pris les enfants et puis est parti.

 

 Il était prévu qu’il passe la journée avec T, une journée entre « grands », et bien non, il a passé sa journée à bricoler à son travail, et livré T à sa mère. Comme je ne savais pas si je pouvais tout installer le samedi, nous avions aussi parlé qu’il garde les enfants un peu le dimanche et hop, il voulait réitérer en donnant encore les enfants à sa mère pendant son week-end bricolage. DU coup, quand il m’a balancé que c’était un week-end difficile pour les enfants, j’ai eu envie de lui balancer « et toi, tu étais où ? ». Mais je me suis retenue car je sais bien à quel bien il est dans une situation de détresse. C’est aussi cela qui est dur, d’osciller entre la compréhension de son attitude et le fait aussi de rester vigilante sur la façon dont on entoure les enfants…Sa colère passera un jour, et en attendant pour nous aider, il me reste à faire preuve de patience quitte à endosser toutes les responsabilités du monde.

 

 Nous avons reparlé de la thérapie, Darkmabious. Et bien, la situation est complètement changée, il ne veut plus faire de thérapie conjugale, il dit que cela ne sert à rien, que je ne l’aime plus et qu’il a de toute façon envie de passer à autre chose. Il attend en clair que je demande le divorce. Du coup, je me suis retrouvée dans la situation où j’ai insisté pour qu’on la fasse avant d’engager toute procédure et qu’on arrive à se parler. J’attends que tout s’apaise un peu et puis on avisera après. Je trouve que cette thérapie est indispensable car elle peut nous aider à nous séparer en douceur… Spip, je sais que si tu passes par là, mon point de vue te fera bondir mais je trouve que pour les enfants et nos futures vies de couples, passer par une thérapie est une chose saine et positive. Elle nous aidera à parler de notre histoire sans faire des bonds dès que l’on prononce le nom de l’autre.

 

 G a engagé un pas de plus dans la scission entre nos deux familles (c’est clair, c’est moi qui ai tiré la 1ère en le quittant), mais il a demandé à ma mère de ne plus garder les enfants le lundi à son domicile (mon ex-domicile) préférant que cela soit son père qui le fasse. Or le problème c’est que son père, moi, je ne le vois pas être capable de gérer deux enfants aussi petits. Mais je ne dois pas m’en mêler, ce n’est que mon point de vue, je ne lui fais pas confiance c’est tout, non pas en termes de danger mais en termes de pêche et d’entrain. Ce qui m’inquiète aussi, c’est que du coup, il n’y a plus de liens pour les enfants entre nos deux familles, ma mère était la seule à fréquenter encore son gendre, moi plus personne ne m’adresse la parole… je suis rayée de la liste… c’est ainsi…

 

 Et puis, pour terminer dans la glauquerie, G n’a pas manqué avant que je parte de me faire signer des papiers comme quoi je renonce à mes parts sur sa société… de me demander ma paire de clés avant de claquer la porte… Dois-je d’ailleurs garder un double au cas où ? je suis propriétaire à 50 % et dispose également de la moitié du mobilier. SI je n’ai plus accès à l’appartement, comment je fais ? est-ce légal d’ailleurs ?

 

Bref, de toute façon, il était impossible d’imaginer que cela se passe bien… ce qui me fait le plus de peine, c’est que j’ai cessé de l’aimer en tant qu’amant mais le regarde avec énormément d’affection… et lui, il me déteste, me hait, ne veut plus avoir affaire à moi. C’est tout à fait compréhensible, je ne peux pas demander le beurre et l’argent du beurre mais c’est dur… et du coup, à son tour de me rejeter et à moi de souffrir…Maintenant, il est clair qu’il nous faut  construire nos vies et que la distance va s’intaller  insidieusement  parce qu’elle est nécessaire pour lui et pour moi… Le divorce apparaît inévitable…

Demain, une nouvelle vie

Je vous ai pas trop donné de nouvelles dernièrement. Alors je vous dis tout d’un coup. j’ai signé mon bail dimanche dernier. Franchement à revoir l’appartement je regrette pas du tout. Il est nickel pour mes loulous et moi…

Ce soir, je fais l’état des lieux et j’aurais mes clés, les clés de mon chez moi… Bizarre à dire quand même alors que je suis propriétaire de l’appartement où reste mon mari… Mais voilà, demain je déménage, j’ai réussi à trouver un camion, des copines et le minimum vital pour m’installer tranquillement… Ca va être bonnard…

Je suis heureuse et en même temps, je vous avoue que j’ai peur… C’est la première fois que je vais vivre toute seule, après 7 ans de vie commune avec G. Je suis à la bordure, à la lisière d’une nouvelle vie… laquelle? j’espère qu’elle sera bonne, heureuse et pleine d’épanouissement… j’ai quand même un peu de nostalgie à l’idée de quitter l’appartement où mes enfants ont grandi…  cela fait bizarre… je pense que c’est normal de ressentir cela…

Mais, je suis quelqu’un qui va de l’avant (ce qui ne veut pas dire que je ne regarde non plus jamais derrière…); il faut que je m’aménage un coin douillet, tranquille et où je fais refonder des souvenirs aussi… T., mon fils de 5 ans, a hâte de voir l’appartement, il a l’air enthousiasmé… il vient m’aider à décorer l’appartement et surtout sa chambre dimanche… je pense que cela lui permettra de s’appropier l’endroit… enfin, il faudra que je reste vigilante sur la transition et sur leur état d’esprit, à mes deux petits loulous… c’est aussi pour cela que j’ai peur… pour eux et pour moi… mais je ferais tout pour eux…

Il grandit…

Je viens d’avoir mon mari au téléphone… on devait discuter des dernières choses à mettre en place avant mon départ pour l’appartement, genre papiers, alloc et ainsi de suite… puis ayant fait mes cartons samedi dernier, j’ai tout stocké dans la salle à manger… du coup, G voulait me dire qu’il y avait des trucs qu’il voulait garder… comme certains CD. Normal, on est musiciens tous les deux, on a un vrai attachement à notre discothèque…

et puis, là il me dit “je voudrais garder le wok”. Hein, pardon? j’ai mal entendu… il a fait la cuisine (et je parle même juste de nous faire un truc simple) 5 ou 6 fois en 7 ans de vie commune… alors, ce genre de demande, ca me laisse sans voix… alors je dis ” non mais attends, je comprends pas…” et là, il me tue sur place “non mais tu sais, maintenant je fais la cuisine, depuis que tu es partie, je dois quand même me débrouiller seul… alors du coup, je mets à faire la cuisine…… je crois que je grandis…”.

 

Le tourbillon de la vie….

En quelques années, le temps est passé si vite… il s’est accéléré brusquement à la naissance de mon premier loulou… j’ai rien vu venir… mes sentiments pour mon mari se sont atténués au fur et à mesure pour se transformer en une espèce de tranquilité affective… un homme avec qui je pouvais parler de tout, sans qu’il y ait jamais de conflits ni de divergences d’opinions… du moins de manière déclarée…

Aux peu de moments où l’on sentait la moutarde nous piquer le nez, on se posait devant un bon dîner, prenions immédiatement du recul,  rangions ces petites brouilles au rang des banalités, des choses trop nulles pour nous qui nous intellectualisons toujours les évènements… quelle erreur!!! qu’avons-nous fait là? pourquoi avoir tourné autour des choses plutôt que les vivre et les assumer? Dire à l’autre que son attitude t’énerve, ou que tu n’es pas d’accord et que tu voudrais faire autrement… non, nous avons toujours cherché le consensus, très très peu d’enguelade en 9 ans et pas plus de 5 min chacune… certains y verront une force… moi je dis au contraire, à force de te placer immédiatement au dessus de ton histoire de couple, en jouant le psy, en te disant qu’avec tes connaissances un tant soi peu psycho-sociologiques, tu dénatures ton histoire, tu n’es pas empli d’émotions, tu les survoles, tu en donnes une teneur distanciée….

 Il aurait dû me dire à quel point il n’était pas heureux, à quoi point certaines de mes attitudes le dérangeaient.. et moi de même… du coup, ton mari est un compagnon avec qui tu échanges un point de vue sur le couple, sur l’idée de l’amour…. sans te poser pour le vivre, le ressentir… juste à de très rares occasions comme un anniversaire de mariage… c’est devenu au fil du temps une relation pleine de distance, dans ce qu’on pouvait se dire, se montrer au jour le jour… c’est là où c’est un beau gâchis… je crois qu’on a été pris au dépourvu par ce temps qui te file entre les doigts et que tu ne vois pas filer parce qu’il y a l’inexpérience et l’immaturité…

j’aurais dû lui dire avec force et conviction que je n’étais pas épanouie et heureuse parce qu’il était trop absent et que je me sentais très seule et fatiguée de gérer tout à la maison en plus de ma vie professionnelle… je lui en ai touché 2 ou 3 mots à différents moments mais sans provoquer la dispute où tu ne laisses pas à l’autre une alternative mais impose la nécessité du changement… parce qu’à force de me sentir seule, je suis devenue un électron libre, autonome dans notre histoire de couple… ne pouvant pas me résoudre à être avec lui parce que d’un seul coup, il était disponible… j’ai tellement attendu… c’est là que j’aurais dû poser un ultimatum.. et non, nous avons encore gérer les choses avec plein de compassion pour ce que je vivais mais sans prendre aucune mesure… aucune action…

voilà, notre histoire est victime du règne du tout psy où sous prétexte que tu mets des mots sur les choses, que tu te mets en posture d’écoute, les choses s’arrangeront seules et plus tard… nous nous sommes fourvoyés dans ce ptt truc un peu pédant du bobo de banlieue… on a donné un sens intellectuel à notre histoire d’amour en oubliant complètement que l’amour ne se décrit pas mais se vit à l’intérieur de soi…

Et quand j’ai rencontré C., et là j’entends déjà ce que certains vont me dire (c’est un aveuglement…), il y a toutes ces émotions et ce désir que je découvre et rédécouvre… maintenant, depuis 3 mois que l’on s’est rencontré, on est dans le tourbillon de la vie… Au nom de quoi renoncer à cela?